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Bye bye mon V’Lille électrique !

Au mois de décembre dernier, je parlais déjà de toi, ici,  dans mes 6 premiers mois en V’Lille électrique à Roubaix.

Ca fait maintenant 16 mois que j’arpente la ville avec toi, mon fidèle V’Lille, et ce soir je dois te dire au revoir. Il est temps de te rendre à Transpole, qui attend de te louer à d’autres, qui n’ont pas encore eu la chance de t’essayer. J’aurais aimé être exclusif et te garder un peu plus longtemps, mais Transpole ne m’a pas permis de te conserver, le renouvellement de ta location n’est pas autorisé. Il paraît qu’il y a une très longue liste d’attente pour toi, nous apprend Metro…

VLAE

photo metronews

Ce que je retiens de ces 16 mois ensemble, c’est que tu es un formidable moyen de transport. L’assistance électrique transforme totalement l’usage du vélo, et rend possible de t’utiliser sur un rayon de 5 à 10 km sans aucun problème de fatigue ou, soyons concret, de transpiration disgracieuse. On peut parfaitement t’utiliser en costume pour aller au bureau, ou juste avant ou après une cérémonie officielle…

Tu as aussi été un compagnon rapide, et ton assistance à 25 km/h m’a même surpris dans les premiers jours, je n’avais pas l’habitude d’aller aussi vite à vélo, mais je m’y suis vite fait. Cela m’a aussi convaincu de m’équiper comme je ne l’avais encore jamais fait, à savoir avec un casque et gilet de sécurité, parce que toutes les voitures n’ont pas un comportement rationnel, tu l’as constaté avec moi à maintes reprises.

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Car c’est vrai qu’on en a fait des choses ensemble. J’ai transporté avec toi des courses parfois lourdes, des colis largement surdimensionnés dans ton panier qui n’était pas du tout prévu pour ça, un sac de sport sur ton porte bagage. Je suis allé avec toi à Lille, à Croix, à Villeneuve d’Ascq, à Hem, à Tourcoing, parfois même jusqu’à Lille ou en Belgique, et tu n’as jamais bronché; ta batterie ne s’est déchargée complètement qu’une seule fois sinon tu as bien tenu le coup…

Evidemment, tu as aussi fait une campagne électorale, du porte à porte, transporté des tracts, allé des réunions publiques en réunions publiques, et puis, le vote des roubaisiens aidant, tu as découvert les arceaux de la mairie, où tu as parfois fait ton petit effet; je crois que j’aurais longtemps un petit faible pour cette photo souvenir où je ne sais pas qui de toi ou de moi tient la vedette :

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Que vais-je faire sans toi ? Je dois t’avouer que je vais sans doute te remplacer. Tu m’as donné le virus de l’assistance électrique, je ne me vois pas revenir à la voiture exclusive, ni au vélo « classique ». Comme quoi Transpole a parfaitement réussi son coup en ce qui me concerne. Mais je dois aussi te dire que ce ne sera pas sans un pincement de coeur, et que chaque fois que je croiserais un des tes – trop rares – congénères, j’aurais une pensée pour toi. Bye bye mon VAE 52!

6 mois en V’Lille électrique à Roubaix

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Photo Jean Miaille

Déjà 6 mois que j’arpente les rues de Roubaix sur un V’Lille électrique, c’est l’occasion d’en tirer un premier bilan et de voir Roubaix sous un autre angle, celui d’un cycliste.

La première bonne surprise, c’est que j’utilise toujours mon V’Lille au bout de 6 mois, c’est à dire en plein mois de décembre, ce qui n’était pas gagné d’avance. L’hiver clément y est certes pour beaucoup, mais c’est néanmoins la preuve que le vélo est un moyen de transport crédible même en hiver.

Autre satisfaction : mon V’Lille est toujours là, entier, non volé, non dégradé. Sans sombrer dans la paranoïa, cela pouvait être une crainte. En pratique, pas vraiment. J’utilise d’abord des moyens de protections efficaces (antivol en U). J’accroche le V’Lille à des supports solides, si possible dans des endroits bien exposés. A ce titre, on peut quand même remarquer que les arceaux de sécurité sont un peu les parents pauvres du centre-ville. Il y en a quelques uns sur la Grand Place en face du Petrus, d’autres en face de l’entrée de côté de l’Espace Grand Rue (dégradés), et sinon c’est plutôt au petit bonheur la chance sur des grilles, des poteaux de signalisation, etc. Pour le centre ville, j’utilise aussi le parking de l’Espace Grand Rue, où l’emplacement pour les 2 roues se situe juste en face du local de gardiens, ce qui est assez sécurisant. Le box fermé pour vélo nécessite de faire appel à un gardien qui se déplace, c’est donc lent et peu pratique (et assez dommage).

On peut aussi espérer qu’arrivent bientôt à Roubaix les parkings sécurisés Transpole comme il en existe déjà à Croix (place de la République); je crois avoir lu que c’était prévu à la station de Métro Epeule Montesquieu et c’est une bonne chose.

Autre point : l’aménagement routier. Et je dois reconnaître qu’il se défend; qu’il est même plutôt plus développé à Roubaix que dans les communes avoisinantes. Les sens inverses réservés aux vélos sont une vraie bonne idée pratique et sécurisante, et je souhaiterais qu’il en soit aménagé encore plus. Néanmoins, il y a vraiment peu d’axes où l’on se sente en insécurité en vélo.

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Boulevard Lebas (photo Nord Eclair)

A noter quand même le fiasco (de mon point de vue) du nouvel aménagement routier du Boulevard Beaurepaire, puisqu’il ne comprend de piste cyclable que lorsque les voies de bus sont matérialisées, et que sinon on continue à devoir partager la route avec les voitures sur une portion où la vitesse est souvent élevée, sans même au moins une piste tracée sur les côtés. Vraiment décevant.

Enfin, notons aussi qu’en vélo électrique, à Roubaix, on circule à peu près aussi vite qu’une voiture, même en respectant les feux rouges et la signalisation (je vous entends déjà !). Dans une ville qui fait maximum 5 km sur 4, les temps de trajets sont fort proches et on ne saurait prendre argument de la lenteur pour refuser d’utiliser un vélo.

Autre point noir : l’état de certaines rues, et non des moindres, fait que la circulation en vélo y est parfois cahotique, voire dangereuse. La rue du Général Sarrail (entre la Mairie et l’IUT) est remplie d’ornières sur le côté droit, qui oblige à rouler très lentement, ou au milieu de la route. Idem sur le bas de la rue Inkermann, à l’arrivée sur la place du Trichon, dans un triste état. Quant à la rue du Curoir, il faut un VTT bien amorti pour imaginer l’emprunter à vélo tellement elle est défoncée. Le mauvais entretien de certaines rues, regrettable mais pas dramatique quand on roule en voiture, est très pénalisant quand on roule à vélo.

Terminons néanmoins sur une note positive, puisque ces 6 mois à vélo m’ont permis, heureuse conséquence de rouler à vitesse lente et en plein air, de découvrir de nouveaux endroits charmants ou insolites de notre belle ville : la tranquillité de la rue Philibert Delorme, les restaurants de la rue Nain et de la rue de l’Ermitage, les étendues encore vierges de l’Union, la petite vie de quartier de la contre-allée de la rue d’Avelghem…et sans doute tant d’autres encore à venir !

VLille Dacia

Photo Ville de Roubaix

Et vous, avez-vous des expériences en 2 roues à Roubaix à partager ?