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L.A Dance Project au Colisée : Roubaix meets California

LAdance_2652885bC’était un des sommets de la saison qui s’achève au Colisée de Roubaix, Bertrand Millet le directeur avait réussi un gros coup en programmant le « L.A Dance Project » de Benjamin Millepied, tout frais nommé directeur de la danse à l’Opéra de Paris, et auréolé de sa participation au film « Black Swan ».

La salle d’ailleurs ne s’y était pas trompée, elle était remplie à ras bord, et complète depuis pas mal de temps; impatiente de découvrir la proposition chorégraphique de Millepied.

Le 1er tableau, de Millepied lui-même, je dois avouer que je l’ai raté, encore à la mairie en conseil d’administration…Le 2ème tableau, reprise d’une chorégraphie des années 60 de l’immense Merce Cunningham, était austère et exigeant. Sur une musique stridente de La Monte Young, des mouvements lents et beaux s’enchaînent. Les mouvements sont ultra étudiés, les attitudes et les positionnements sur scène harmonieux, le travail sur l’éclairage est très original et remarquable, mais il faut bien admettre que ce n’est pas le genre de pièce qui déchaîne l’enthousiasme.

La 3ème partie, plus accessible, était de William Forsythe, sur une célèbre boucle musicale de Gavin Bryars (Jesus never failed me yet…), et ce « Quintett », plein d’énergie et de joie, a réconcilié tout le monde pour une très belle ovation en fin de spectacle.

Au global, une soirée comme on les aime, un Colisée plein, une proposition artistique qui sait attirer sans sombrer dans la facilité, des « grands noms » qui passent par Roubaix…on est impatient de voir ce que la saison prochaine nous réserve ;)!

A la braderie de la médiathèque de Roubaix

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Affluence inhabituelle hier matin devant la médiathèque de Roubaix un peu avant 10h…Soif de culture, faim de lecture, appétit pour la musique, besoin de lire les périodiques ? Oui et non à la fois : car c’était la maintenant traditionnelle braderie de la médiathèque.

On rappelle le principe : comme toutes les médiathèques de France et du monde, celle de Roubaix pratique ce qu’on appelle joliment le « désherbage » de ses collections, c’est-à-dire que régulièrement, les exemplaires trop usés et abîmés d’une part, trop peu empruntés d’autre part, ou tout simplement obsolètes ou ne correspondant plus à la politique d’achat et de prêt sont enlevés des rayons.

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Cela permet bien sûr de gérer les contraintes d’espace et d’exposition au public, et de présenter des collections qui sont en permanence ajustées et adaptées à la demande. A Roubaix, les documents « désherbés » sont donc vendus au public lors de ces braderies. Et le nom de braderie est bien mérité : 1 € le livre, 1 € le CD ou le vynil, 0.50 € le livre de poche et 0.10 € la revue (qui veut un Diapason de 2001?).

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Et ça marche du feu de Dieu : l’atrium du rez-de-chaussée était noir de monde en début de matinée; les présentoirs sont réapprovisionnés en cours de journée; on est d’ailleurs impressionnés par le quantité de documents que cela représente; et l’on se rend compte de l’ampleur de la politique d’achats.

Ce qui a l’air de marcher le mieux : les « beaux livres », où la table a été dévalisée en quelques minutes; les casiers de musique (CD et vynils), les dictionnaires divers (pourtant fort anciens…).

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Au chapitre des curiosités, le rayon « livres à gros caractères », les livres en langues étrangères (je ne pensais pas que les collections de la Médiathèque étaient si fournies en livres en anglais, allemand, italien…), les livres audios (on oublie souvent cette partie si intéressante de l’offre), des documentaires jeunesse à foison…

Qui a dit que les roubaisiens ne lisaient pas ? Un beau succès public pour une belle initiative de la Médiathèque en tout cas !