Affiches du Ch’ti : de la responsabilité sociale des étudiants…

Comme je l’avais annoncé ce week-end, j’ai reçu dès ce matin Julie Orsini, la présidente de l’Association Le Ch’ti, pour débriefer avec elle de la regrettable affaire des panneaux électoraux de la Grand Place de Roubaix, recouverts jeudi soir par des affiches annonçant la sortie du Ch’ti.

avec Julie Orsini, la présidente de l'Association Le Ch'ti

avec Julie Orsini, la présidente de l’Association Le Ch’ti

Je lui ai bien évidemment rappelé l’importance de respecter ces espaces d’expression politique, qui plus est en plein cœur d’une campagne électorale. Je lui ai surtout dit que beaucoup de roubaisiens m’avaient fait part de leur incompréhension devant ce geste, n’arrivant pas à comprendre comment des étudiants de l’Edhec avait pu ne pas se rendre compte de la gravité de leur geste.

Julie Orsini m’a assuré d’une part que, dès le lendemain vendredi, les affiches en question avaient été décollées, et que les étudiants avaient proposé leur service aux candidats pour recoller les affiches qu’ils avaient recouvertes. Et effectivement, ce lundi matin les affiches du Ch’ti avaient bien disparu (et de nouvelles affiches politiques ont été recollées depuis).

Les panneaux électoraux en question le lundi 16 matin.

Les panneaux électoraux en question le lundi 16 matin.

Sur le fond, elle a bien volontiers reconnu que c’était une erreur flagrante, une vraie bêtise de la part des étudiants qui n’avaient pas respecté les consignes qui avaient été données.

Pour ma part, je lui ai fait remarquer que le dynamisme de l’association, le professionnalisme de son action et l’action caritative qu’elle soutenait (l’an dernier, le Ch’ti a pu faire un don de plus de 20 000 euros au Secours Populaire) n’excusaient pas tout, et que le moins qu’on pouvait attendre des étudiants du Ch’ti, c’est qu’ils aient suffisamment d’instruction civique pour se rendre compte de l’importance du respect des panneaux électoraux. Il en va de la responsabilité sociale des étudiants d’une ville; et parmi les 10000 étudiants que compte Roubaix, ceux de l’Edhec comme des autres établissements se doivent d’en être conscients et d’agir en conséquence.

Pour ma part, je resterai vigilant sur ce sujet, mais étant la rapidité de la réaction et la réelle prise de conscience de l’association Ch’ti, je considère que l’affaire est close.

 

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