Archives de catégorie : Tranches de vie

Benjamin Duquenne… NATUREllement peintre urbain !

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TRANSPARENCE, LUMIÈRE, MOUVEMENT, DIRECTION
« Mes œuvres naissent d’un travail de la lettre et s’intègrent dans le paysage. Je prends mon inspiration des éléments qui composent la nature, universelle soit-elle, et des différents règnes qui l’animent. Mon travail s’apparente à un réseau filaire énergétique, à une créature imaginaire telle une calligraphie vivante lumineuse et porteuse de messages. »

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Un jour, je vous avais conseillé d’arpenter les rues de Roubaix afin de prendre un bol d’art frais. Je vous avais dit que #RBX était pleine de surprises. Aujourd’hui, je vous le confirme, cette ville est décidément surprenante. Et en ce moment, c’est dans le quartier de l’Alma que cela se passe. Ce week-end encore, j’y ai vécu une expérience incroyable, une expérience au 160 rue de France

Il était une fois un message sur FB
La semaine dernière, je reçois un message privé d’un artiste. Il me propose d’aller le voir, lui et ses potes, bosser sur un projet en commun. Il avait remarqué mon intérêt pour son travail, suite à un billet sur le #StreetArt. En effet, ses graffiti avaient tout de suite attiré mon attention. J’aime l’énergie qui se dégage de ses dessins. Imaginez donc ma fierté et mon excitation ! Moi, un simple blogger inconnu, contacté par benjAMIN, mon artiste préféré ? J’achète ! J’avais prévu d’aller déguster une gaufre chez Meert mais c’est une occasion en or et elle ne se présentera pas tous les jours. Il serait impoli de la refuser, non ? Désolé Monsieur #GrandPlaceRbx, cela sera pour une prochaine fois !

Samedi 05 avril, je suis sur place. On fait connaissance, on tchatche. Cool, le courant passe! Tout à l’image de ses oeuvres, il est décidé, cohérent et SYMPA. Il me parle de ses projets, de sa conception de l’art, de ses inspirations. Et effet, tout cela me parait bien décidé, cohérent et SYMPA.

C’est lui le chef de chantier du jour avec les autres, il mène la danse. Il donne des instructions. Ils commencent tranquillement à s’installer. Comme cela risque d’être long ! Je les observe encore un peu et reprends notre discussion. J’ai envie d’en apprendre davantage sur lui et sa passion. Et c’est passionnant !

Quand l’art flirte avec l’enseignement
Son papa de cœur est musicien, sa maman enseigne et la pomme ne tombe pas loin de son arbre… Il a grandi en côtoyant ces univers différents et il a su en garder le meilleur de chacun. De cette différence, il en a fait une complémentarité qui lui a permis d’avoir une approche plus pragmatique de l’art; son papa de cœur lui a transmis l’art de créer, sa maman lui a légué l’art de transmettre. C’est certainement de là que lui vient ce désir d’apprivoiser, de cadrer son travail et de le démocratiser auprès des enfants  » J’aime encourager les jeunes, les dynamiser.  » dit-il.

Son art doit être visible par tous et non par une élite. Il est éphémère et non gravé dans le marbre car il évolue avec son temps en se nourrissant des courants du moment. Il est généreux, il est solidaire, il est participatif et non individuel. Il doit redonner vie à un bâtiment, une friche, une rue voire une ville et non le mur d’un musée. Et la peinture en pleine rue semble répondre parfaitement à ses exigences. Il s’intéresse au graffiti en 1992 et maintenant, c’est son travail à plein temps.

Tous pour un et un pour tous…
Il collabore avec des collectifs ou divers artistes indépendants qui ont eux aussi la même conception de l’art. Ils travaillent sur des projets titanesques, des fresques grandioses souvent en partenariat avec la SEM et l’association  » Astuces  » sur le quartier de l’Union – Lille métropole.

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Ensemble, la peinture de rue devient un moment de festivité et de convivialité. La bonne humeur est de mise et elle se reflète dans leurs œuvres à la fois colorées, fluides et joyeuses. Chacun sa technique, chacun sa sensibilité mais tous apportent leur pierre à un projet commun afin de créer une fresque monumentale. Et le résultat est époustouflant. Composée de différents styles, son harmonie est d’une cohérence incroyable. C’est ce qui fait toute son originalité et sa richesse !

Que la nature soit
Il aime les courbes, il aime le style aérien et sensuel de la calligraphie et surtout il aime la NATURE. De ses amours, il tire son inspiration en imaginant un monde idyllique où la faune et la flore vivent en symbiose dans une architecture urbaine et hostile. Il rêve de faire revenir la nature dans la ville en créant des formes cellulaires, des amibes et autres calligraphies organiques.

Très soucieux de son environnement et en accord avec ses principes, il tend à utiliser des peintures adaptées en privilégiant une peinture acrylique, un peu plus écologique.

Des projets à l’international… et bientôt des projets sur #RBX ?
De retour à Roubaix en 2008, il se consacre à 100% à son art et essaie tant bien que mal d’en vivre. Il a sa propre association et travaille fréquemment avec des structures telles que la SEM ou Vilogia sur des projets d’envergure. Il est de plus en plus sollicité à l’international. Il peint en Europe mais c’est surtout à Roubaix et ses environs qu’il a envie d’intervenir

Grâce à lui, j’ai pu voir une oeuvre prendre forme. Tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir pu assister à la naissance de Poséidon! Regarder un artiste bosser est un spectacle unique en son genre. C’est une expérience qu’on devrait tous connaître et il m’est difficile de comprendre comment un artiste roubaisien aussi visible (ce sont tout de même des fresques sur une vingtaine de mètres), aussi talentueux, aussi volontaire, aussi présent sur des quartiers entiers soit aussi peu (re)connu des services officiels de Roubaix.

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A l’heure où le StreetArt émerge dans notre ville, par les visites de l’office du tourisme, la braderie de l’art ou l’expo Bibliograff, il faudrait aussi compter avec le talent de benjAMIN… ET j’espère que la nouvelle équipe saura reconnaître les talents de celui-ci et faire évoluer les choses. L’appel est lancé !

Un avant-goût de ses différents projets

THANHnguyen

INFOS
www.benjaminduquenne.com
Tél : (+33) 06 51 09 35 09
Mail : duquennebenjamin@gmail.com
Twitter : actamin
Facebook :www.facebook.com/duquennebenjamin

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CRÉDITS D’AUTEUR
Je n’indique que les œuvres où plusieurs artistes sont intervenus

(1) « Jardin rêvé «  :  benjAMINduquenne, Square Raoul Dufy
Woluwe : Sorka – benjAMINduquenne
Sheffield : Fauna – benjAMINduquenne – Rocket01
Grimmstraße : Threehouse 2012 – benjAMINduquenne
(1) 13 Bd d’Halluin : benjAMINduquenne – Boris
(2) « Jardin rêvé  » : Square Raoul Dufy
(1) Pennel & Flipo : Réa – benjAMINduquenne
(1) Pennel & Flipo : Trev – Smates – benjAMINduquenne / Collectif Propaganza
Soignies : Trev – Smates – benjAMINduquenne / Collectif Propaganza
(2) 13 Bd d’Halluin : Jeps

ROUBAIX, et si on mangeait mieux?

Source : Nord Eclair

Source : Nord Eclair

L’Intermarché de Mackellerie, vous le connaissez? C’est mon supermarché habituel. Il est pratique car il est juste au bout de ma rue. J’avais décidé d’aller acheter de quoi préparer des sandwiches façon italienne avec du pesto, jambon cru, parmesan et roquette pour un pique-nique. Je commence par la roquette. Je cherche, je ne trouve pas. Je re-cherche, toujours rien. Au bout de 10 min, je demande au responsable et ce dernier me répond « On ne fait pas de roquette ici, ça ne se vend pas, je jette tout. Il y a de la mâche si vous voulez. »

Sa réponse m’interpelle. La roquette est pourtant un classique; certes pas un 20/80, comme on dit dans le métier, mais un classique quand même. « Mais qu’achètent les gens? Que mangent-ils? ». Je me commence alors à regarder les caddies… plats préparés, hamburgers surgelés, fricadelles, sucreries, boissons sucrées. Rien ne manque à l’appel ! Maintenant, je comprends mieux les choix commerciaux du magasin.

Le supermarché est-il pour autant responsable? Il propose tout simplement une offre adaptée à sa clientèle :
•Vous êtes pressés? Optez pour les plats cuisinés.
•Vous avez un faible pouvoir d’achat? Essayez les produits 1erprix.
•Vous êtes les 2? Régalez-vous avec les plats cuisinés et 1er prix.


C’est mathématique, c’est logique. Il n’y a rien à redire. Clientèle heureuse, magasin heureux ! Malheureusement, une donnée importante a été oubliée dans l’équation : la santé. Faut-il préciser que ces plats sont mauvais pour notre santé? Ils sont trop gras; c’est moins cher que la viande ! Ils sont trop sucrés; ça cache le mauvais goût ! Ils sont trop salés; ça rehausse les saveurs ! Acheter ces plats, c’est mettre en danger la santé de toute la famille; c’est faire d’eux des candidats parfaits à l’obésité.

Et la restauration à Roubaix ne s’en sort guère mieux. Combien de kebabs pour un Harold’s? Combien de friteries pour un Bel étage? Combien de fast foods pour un Böka? Ces restaurants proposent pourtant bien souvent des menus à moins de 10 €. Je n’ai rien contre un fast food de temps à autre mais quand il n’y a pratiquement que cela comme choix, cela devient problématique.

CHASSE AUX IDÉES REÇUES…
Je suis pourtant convaincu qu’il est possible de bien manger sans se ruiner. Pour moi, l’alimentation n’est pas une histoire de budget. Elle est bien souvent liée à notre histoire familiale. Je viens d’une grande famille et ma mère a toujours cuisiné de façon économique. Elle savait comment sublimer des produits simples et bon marché. Et j’ai hérité de ses habitudes. Si j’ai envie d’un plat, je le prépare. 

OUI, nous travaillons tous. OUI, nous disposons de moins de temps que nos parents. Mais il est indispensable de se dégager du temps car c’est aussi un moment de convivialité. Il faut d’abord oublier ses vieilles habitudes, ses idées reçues. Et NON cela ne coûtera pas plus cher de préparer  soi-même ses repas.  Il y a mille astuces pour faire ses courses sans se ruiner, en particulier à Roubaix.

Marché de l'Épeule

Marché de l’Épeule

Astuce n°1 : au marché, tu iras !
Ce n’est pas ce qui manque sur Roubaix. Il y en a 6. Faites votre choix !  (cliquez pour le détail des marchés)

Avec les beaux jours, les stands débordent de couleurs et de saveurs. La grande saison des fruits & légumes commence. Il faut en profiter. Et c‘est quand même plus agréable que de faire ses courses dans les rayons d’un supermarché, non? Je vous conseille surtout d’y aller en fin de marché. Ils vous proposeront les meilleurs prix afin de se débarrasser de leur stock. Mon préféré est celui de l’Épeule. Il y a un maraîcher que j’aime particulièrement au fond sur la droite ! Ils sont sympas, leurs produits sont de qualité, et bon marché. J’en achète souvent une tonne pour 3 fois rien.

Astuce n°2 : les étiquettes promos, tu chercheras !
Ensuite vous pouvez aller à la chasse aux étiquettes. Souvent, les supermarchés proposent des réductions jusqu’à 50% sur des dates courtes. Pourquoi s’en priver surtout si c’est pour les manger dans les jours qui suivent ? De plus, si vous prenez la peine de regarder le prix au poids, vous remarquerez qu’il est souvent plus avantageux d’acheter sa charcuterie ou fromage au stand plutôt qu’en libre service. En plus, le stand propose généralement des offres promotionnelles. Cela vous évitera d’acheter du jambon injecté d’eau à moins que vous trouvez normal de payer l’eau au prix de la viande !

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Astuce n°3 : les restes, tu accommoderas !
Ne gâchons rien, ne jetons rien. Soyez inventif, soyez astucieux. C’est aussi ça la cuisine…Il faut oser ! Un poulet rôti peut faire une très bonne salade, des restes de fromages une délicieuse tarte, un pot-au-feu un parmentier gourmand. Laissez exprimer votre imagination ou investissez dans des livres de recettes.

Dimanche, je suis allé faire mes courses dimanche sur le marché et chez Intermarché pour vous mitonner 3 plats, des plats simples et sains. Bon appétit ! (cliquez pour la recette des plats sur ma page Facebook)

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REMARQUES
Les prix sont approximatifs car je n’ai pas calculé ni au gramme, ni au légume près. Il faut surtout retenir que j’ai dépensé environ 10 € de légumes et je n’ai pas tout utilisé car il y avait des radis, pourpiers et herbes qui me serviront dans la semaine.
Au supermarché, j’ai pris un talon de jambon qui est plus économique et surtout adapté à ce type de salade (4 €), le fromage était à -50 %, soit 2 €. Bien sûr, il y a des restes!
Et les croûtons ont été faits avec le pain de la veille.

Vous trouvez toujours ces plats appétissants? Je vous laisse juge

ThanhNguyen

LA MIE SÉSAME…ouvre-toi !

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Chose promise, chose due…Je suis retourné le lendemain pour tester, comme prévu, La Mie Sésame et vérifier si les apparences ne sont pas trompeuses. En effet, je me suis trompé. C’est encore mieux que je n’espérais. Décidément, cette boulangerie a tout pour me plaire. Je suis conquis. J’aime tout en elle.

J’aime sa simplicité. Pas de chichis, ni de tralalas, ici, les gens sont vrais, les gens sont simples. J’aime son originalité. La terrasse dans l’arrière cour est tout simplement whaoooooo ! J’aime son atmosphère. Brahim, le propriétaire, est accueillant. Il adore son métier, tout comme il adore ses pains et le partage. J’aime son concept. C’est aussi une galerie d’art. Et surtout j’aime la convivialité de ce lieu étrange et atypique, comme on les aime à Roubaix ! C’est incontestable, cette boulangerie a une âme, elle est unique.

Et pour vous faire découvrir ce lieu je serai votre guide improvisé, alors suivez le guide !

LE LIEU
Nous sommes rue Nain, une rue calme et tranquille. Il y a surtout des magasins d’alimentation. Et parmi eux, se trouve notre boulangerie, au 51 plus exactement. Vous ne l’avez peut-être pas encore remarquée car elle n’existe que depuis peu.

La vitrine est discrète, ne vous attendez pas à voir la profusion de pains et gâteaux qu’on trouve habituellement dans les boulangeries. Entrons. Sésame ouvre toi !

Le comptoir de boulangerie, assez classique, s’avère être finalement une ancienne entrée de logement, il se prolonge par un couloir. On aboutit à une terrasse intérieure fort agréable faite de bric et de broc. C’est la caverne de Brahim où la récupération est un art.

Au fond, défense d’entrer ! Ce sont ses appartements  privés. Des gens entrent et sortent, disent bonjour. On oserait presque dire qu’il s’agit d’un « tiers-lieu », pour utiliser un mot à la mode.

LE CONCEPT
Il était une fois Brahim, un ancien éducateur. Il avait des rêves, des passions. Il aimait le contact. Il aimait faire du pain. Il aimait l’art. Il aimait tant de choses. Au mois de mai, il a décidé de vivre aussi son rêve en ouvrant sa boutique. Une boutique qui regroupe toutes ses passions. C’est d’abord une boulangerie / viennoiserie, qui propose aussi une petite offre de restauration à midi à base de sandwiches qu’on peut manger sur place.

Mais Brahim va plus loin que la simple boulangerie de quartier, et propose par exemple la « baguette en attente« , cette excellente idée où l’on paie d’avance une baguette, que le boulanger donnera à un client dans le besoin. Simple, efficace, généreux, tellement roubaisien ! Pourquoi est-il le seul à le faire dans la ville ?

C’est aussi une galerie d’art, à la faveur du couloir qui prolonge le comptoir. Il propose actuellement une exposition de photographies « Afghanistan 1969« , avec des photos d’un Afghanistan rural et paisible d’avant les guerres qu’on a du mal à imaginer.
N’oublions pas la terrasse couverte et même chauffée, où parfois se déroulent des événements artistiques et musicaux.

L’OFFRE
Ah ! j’allais oublier de vous parler des produits eux-mêmes. C’est quand même une boulangerie avant tout. L’offre est courte, mais de qualité. La Mie Sésame propose avant tout du pain. J’ai testé le pain Paillasse, celui dont le pâton est travaillé 3 jours avant cuisson, qui est gustativement délicieux, mais dont il faut aimer la mie très consistante (moi j’adore). Le sandwich à base de Rustiguette est réussi, le pain se prête beaucoup mieux aux sandwich que les baguettes de chez Paul par exemple.

Pour les viennoiseries et pâtisseries, on est aussi dans le classique; la tarte au flanc, pudding, les cookies, muffins, que de bonnes choses très goûtues aux parfums originaux.

L’AMBIANCE
Si les 3 chapitres précédents ne suffisaient pas, c’est là dessus que La Mie Sésame se distingue, avec une atmosphère et une ambiance chaleureuse, qui séduisent immédiatement. L’accueil de Brahim et de son équipe est cordial, la discussion s’engage facilement, sa passion pour son métier et ses produits transparaît au bout de quelques secondes. Je ne me lasse pas de parler avec lui !

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Mais le clou, c’est bien sûr de s’installer en terrasse pour prendre un sandwich, ou pourquoi pas un café. On est au cœur de la ville et c’est un havre de paix. L’aménagement, bohème et poétique, est confortable et ravissant. A côté, un chat se prélasse au soleil, un piano, clavier ouvert, invite à la rêverie, une atmosphère intime et familiale dans laquelle on se sent bien.

La Mie Sésame, so BOBO, so #RBX ! so we ♥

ThanhNguyen

Petite cour…Grande impression?

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J’avais noté dans mes papiers « un nouveau resto à tester absolument ». Les journaux, les blogs, les conseils des amis, tout le monde se fait ambassadeur du guide Michelin quand ils parlent de lui. On le soigne aux petits oignons. C’est le nouvel endroit branchouille à Roubaix. C’est Ze place to be ! Même Jérôme Dumont, toujours à l’affût d’endroits sympas, ne tarit pas d’éloges sur son blog « Grand place Roubaix« . Et ce n’est pas le genre de personne à qui on raconte des salades !

Hier, l’occasion était parfaite. Je cherchais un resto sympa pour le midi qui changerait du Bel étage, Envies de saison ou autres lieux du genre. C’était son anniversaire. Et bien entendu, j’ai pensé à la Petite cour. Ni une, ni deux, j’ai réservé une table (et 2 chaises !)…

12 h 30, me voilà enfin dans cet établissement dont tout le monde parle. J’observe autour de moi. L’accueil est chaleureux. Promesse d’un moment agréable. La carte est simple et courte comme j’aime. Promesse de renouvellement fréquent selon la saisonnalité donc de fraîcheur. La décoration est sobre dans le style ancien revisité. Promesse d’un lieu assez huppé. Je regarde la clientèle. Je confirme, ça l’est. Promesse d’une ardoise élevée.

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Ils ont mis les petits plats dans les grands. Le vulgaire hamburger/frites de Fred était devenu un plat gastronomique. On ne culpabilise plus pour le manger. Ma salade César était à sauter au plafond, ma tarte au chocolat était à se rouler par terre, et mon nutritionniste en serait malade !

La cuisine est bonne. La présentation est soignée. Ce n’est pas comme ces fameuses soirées branchées à la Teinturerie chez Vynckier où toute la bourgeoisie de la métropole lilloise se retrouve pour manger des plats réchauffés. Mais c’est Ze place to be seen, me direz-vous. Et que ne ferait-on pas pour être seen ? Bon j’avoue, j’y suis allé il y a des années de cela et je n’y ai jamais remis les pieds. C’est peut-être mieux aujourd’hui. Dites-le moi !

Mais revenons à nos moutons, revenons à la Petite cour. Ce restaurant a bien tenu toutes ses promesses :

  • Promesse d’un moment agréable. Vrai !
  • Promesse de fraîcheur. Encore vrai !
  • Promesse d’un lieu huppé. Complètement vrai!
  • Promesse d’une ardoise élevée. Carrément vrai!

En effet, l’addition était un peu salée pour un midi. Je ne le ferai pas tous les jours. Mais bon, aujourd’hui est un jour spécial et parce que Fred le vaut bien. Yes, you’re worth it !

Tous les ingrédients étaient au rendez-vous pour garantir la réussite d’un bon moment. Et pourtant, je n’ai pas été plus emballé que cela. Je ne voudrais pas casser du sucre sur son dos, ni en faire tout un fromage mais la sauce n’a tout simplement pas pris pour moi. Il manquait un petit je ne sais pas quoi pour faire fondre mon cœur.

Je voulais y aller. J’y suis allé. Et je n’irai probablement plus sauf si on m’invite !

Dehors, en me dirigeant vers ma voiture, une devanture m’interpelle et m’intrigue. Je m’approche, c’est une boulangerie, La Mie Sésame. La vitrine est originale, simple et sans prétention; C’est le coup de foudre. J’entre pour découvrir l’intérieur. Je discute avec le propriétaire; Je suis sous le charme. Cette boulangerie est magique. Elle a ce petit je ne sais quoi qui fait défaut à La petite cour : une âme, une personnalité. Et dire que je passe devant chaque jour en voiture sans même la remarquer.

Promis, juré, craché, je la teste bientôt et je vous en parle ! Je vous dis quoi…

ThanhNguyen

RBX loves StreetArt

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Si je vous dis  » Mister P, Lem, Saraconti, Benjamin Duquenne « , cela vous dit quelque chose? Peut-être pas ! Pourtant, ils ne vous sont pas si inconnus que cela. Vous devez même les voir tous les jours sans y faire attention. Ils font partie de notre quotidien.

Roubaix, ce n’est pas seulement la ville la plus pauvre de France, la ville sous assistance respiratoire, où les commerces ferment les uns après autres; où les ordures s’entassent; où les voitures brûlent, où l’insécurité fait rage; où les dealers ont pignon sur rue…Je n’ai rien oublié?

Roubaix, c’est aussi une « ville d’art et d’histoire », une ville qui regorge de manifestations culturelles. Aujourd’hui, l’art a même envahi nos rues. La prochaine fois, quand vous déambulerez dans ses rues, laissez de côté vos préjugés et prenez le temps d’observer. Faites-moi confiance : vous serez étonnés de découvrir une nouvelle facette de notre ville. Vous verrez que ce que vous pensiez être un vulgaire dessin est en réalité une œuvre d’art, qu’on appelle simplement STREETart . Il a maintenant une place à part entière dans le patrimoine artistique de la ville. De plus en plus d’artistes renommés viennent y illustrer leurs talents. L’office du tourisme organise même des visites guidées en leur compagnie. (Pense-bête à moi-même : m’inscrire à une de ces visites !)

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Inutile donc d’aller dans les musées, de faire des expositions ou autres foires d’art contemporain pour admirer des graffitis. D’ailleurs, peut-on encore appeler cela du StreetArt une fois exposé? Le débat est ouvert.

Le StreetArt dont je vous parle ne se contemple que dans la rue parce qu’il est né dans la rue. Il y puise toute son énergie et son inspiration. Un musée à ciel ouvert de 13 km² vous ouvre ses portes. Entrée libre, ici, tout est gratuit !

Avec les beaux jours qui reviennent, chaussez vos baskets et sortez prendre un bol d’art frais. Vous remarquerez différentes représentations du Général de Gaulle, de drôles de personnages naïfs, des découpages de poupées russes ou encore des arabesques abstraites. Admirez la finesse des traits, la précision de chaque détail et surtout le choix des couleurs toutes aussi joyeuses les unes que les autres.

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IMPORTANT : il est obligatoire de se munir d’un appareil photo, de mitrailler la ville, et de partager vos photos sur Instagram

Thanh Nguyen

en souvenir de Bernard Dewaele

Je n’avais croisé Bernard Dewaele qu’aux réunions de l’équipe de campagne de Guillaume Delbar, peut-être 15 ou 20 fois en tout. Pas de quoi vraiment me sentir proche de lui. (Même pas sûr qu’il se soit vraiment souvenu de mon nom. Moi je me souvenais du sien, on se souvenait facilement de lui une fois qu’il avait pris la parole). Mais assez pour me sentir plus qu’affecté par sa disparition dimanche dernier.

Bernard dans sa boutique (photo Nord Eclair)

Bernard dans sa boutique (photo Nord Eclair)

Nous l’avions encore tous vu un lundi soir, lors de notre réunion hebdomadaire au local de campagne. Avait-il pris la parole ou pas, je ne saurais le dire. Peut-être même l’ai-je encore vu dans la semaine, parce qu’il passait souvent au local, pour un oui pour un non, pour le plaisir de dire bonjour, pour voir si tout allait bien, pour savoir s’il l’on avait besoin qu’il ramène quelque chose. Il avait l’air d’être comme ça Bernard, prêt à rendre service, prêt à discuter le bout de gras. Toujours un truc à nous dire qu’un commerçant avec qui il avait discuté lui avait rapporté.

70 ans, de nos jours, on ne peut pas vraiment dire que ce soit vieux. Il aurait pu, si les électeurs en avaient décidé ainsi, faire un bon mandat d’élu, grâce à sa disponibilité, son sens du contact, sa bonhomie. On avait pris les photos de lui pour les documents de campagne, il était prêt.

Cela n’arrivera pas. Vendredi, la nouvelle de son AVC nous a tous cueilli à froid, et les mauvaises nouvelles se sont rapidement accumulées durant le week-end jusqu’à celle de sa disparition dimanche. Le démarrage de la réunion de lundi, sans lui, a eu un drôle de goût, on s’est tous rendu compte que finalement il manquait au subtil équilibre qui compose une équipe de campagne. Guillaume et Margaret ont su trouver les mots pour parler de lui. Ça m’a laissé une drôle d’impression d’enlever un destinataire sur la mailing list.

La célébration de ses funérailles aura lieu ce samedi février à 9h30 en l’église St Martin de Roubaix.

http://memoire.lavoixdunord.fr/espace/monsieur-bernard-dewaele/238507

 

La gaufre Meert : tout ça pour ça…

Il n’y a pas de fumée sans feu. Il n’y a pas de Laurel sans Hardy. Et tout naturellement, il n’y a pas de Meert sans ses gaufres fourrées.

LA gaufre. Meert,  bien sûr...

LA gaufre. Meert, bien sûr…

Cette gourmandise n’a cessé de faire parler d’elle depuis sa création. Aujourd’hui, nous avons le Pierre Hermé, le Maestro du macaron parisien. En 1849, il y a eu M. Meert, le virtuose de la gaufre lilloise. Quel génie ce M. Meert ! Quelle audace d’avoir osé revisité cette pâtisserie en incorporant du sucre, du beurre et de la vanille de Madagascar entre 2 tranches de fines gaufres marquées à l’emblème de la Maison !

Le Général De Gaulle n’a cessé de vanter ses mérites. Je l’imagine bien faire son appel du 18 juin en dégustant une gaufre. Ça remonte le moral ! Sa renommée est internationale. Il n’est pas un guide touristique qui ne mentionne pas la Maison Meert.

Les gens se bousculent, se prennent en photo, font la queue pour acheter ces gaufres. C’est un signe qui ne trompe pas ! La gaufre Meert, cette simple gaufre fourrée au sucre est devenu le symbole d’une région. Même ma belle-mère auvergnate a eu pour mission d’acheter ces gaufres pour ma belle-sœur toulousaine. Et oui, même le Sud la connaît !

Je me suis toujours demandé ce qui faisait sa renommée. Est-elle si bonne?

Sans attendre, je cours, je vole, je goûte. Convaincu? Pas encore ! Je suis peut-être dans un mauvais jour. Je RE-goûte. Toujours rien ! Toujours pas convaincu! Le point positif de cette aventure est la découverte du salon de thé et des pâtisseries Meert. Une pure merveille pour nos papilles… J’AI ADORÉ !

Un café à la Piscine...Avec sa gaufre Meert !

Un café à la Piscine…Avec sa gaufre Meert !

Des années passent jusqu’à aujourd’hui où je vais prendre un café au Musée la Piscine. Oui je sais, ça fait BOBO mais ce n’est pas notre sujet 🙂 Je refais une tentative et cette fois, JE SUIS CONVAINCU! Convaincu d’une chose : cette gaufre est d’une banalité extrême ! Oui elle est bonne mais j’en ai mangé de nettement meilleures à « La ruche qui dit oui ».

Je retiens surtout le goût très sucré qu’elle laisse en bouche. J’avais tout simplement l’impression d’avoir mangé du sucre à la cuillère. Après, je n’avais envie que d’une chose; boire 1 l d’eau afin de me débarrasser de tout ce sucre.

Maintenant, je peux affirmer une chose : cette gaufre est belle. On est surtout charmé par son histoire, on l’aime pour ce qu’elle représente mais d’un point de vue gustatif je reste dubitatif quant à sa réputation.

Personnellement, je trouve qu’on en fait des tonnes et je pense plutôt aux tonnes de calories qu’on laisse sur nos hanches.

« Roubaix People », ou la Fête des Associations 2013

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« Roubaix Ville-Monde », nous vante l’Office de Tourisme dans une de ses visites phares. Et c’est très exactement ce qu’on avait en tête ce samedi 28 septembre en déambulant dans les allées de la salle Watremez pour la Fête des Associations, organisée comme il se doit par la Maison des Associations.

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Ville-Monde, d’abord au sens propre, avec toutes les associations regroupant une communauté ou les amoureux d’un pays, d’une région : de la guitare sur le stand andalou, des produits italiens, des objets du Nicaragua, de la culture sur le stand berbère, plus revendicatif sur les associations de solidarité avec la Palestine…

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Ville-Monde politique, où l’engagement peut se conjuguer auprès du MRAP, d’ATTAC, ou d’Amnesty International.

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Ville-Monde du sport, avec d’impressionnantes démonstrations de Parkour, ou à l’inverse le calme et la sérénité du Qi-Gong, ou le kitschissime club de Twirling Baton, bien nommé « Les Gremlins »

 

Du purement local aussi, avec les Comités de Quartier, les Centres sociaux, les Amis du Parc Barbieux, il ne manque pas à Roubaix de causes à défendre ou de quartiers à animer…2013-09-28 12.28.09

Et du divers, qui fait tout le sel de la vie associative, comme Radio Boomerang installé dans la salle, comme le club Linux pour les fans de logiciels libre, ou encore la Maison de l’eau et de la pêche car on pêche aussi à Roubaix.

Une belle image de la diversité de la Ville et de la vivacité de sa vie associative.

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A la braderie de la médiathèque de Roubaix

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Affluence inhabituelle hier matin devant la médiathèque de Roubaix un peu avant 10h…Soif de culture, faim de lecture, appétit pour la musique, besoin de lire les périodiques ? Oui et non à la fois : car c’était la maintenant traditionnelle braderie de la médiathèque.

On rappelle le principe : comme toutes les médiathèques de France et du monde, celle de Roubaix pratique ce qu’on appelle joliment le « désherbage » de ses collections, c’est-à-dire que régulièrement, les exemplaires trop usés et abîmés d’une part, trop peu empruntés d’autre part, ou tout simplement obsolètes ou ne correspondant plus à la politique d’achat et de prêt sont enlevés des rayons.

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Cela permet bien sûr de gérer les contraintes d’espace et d’exposition au public, et de présenter des collections qui sont en permanence ajustées et adaptées à la demande. A Roubaix, les documents « désherbés » sont donc vendus au public lors de ces braderies. Et le nom de braderie est bien mérité : 1 € le livre, 1 € le CD ou le vynil, 0.50 € le livre de poche et 0.10 € la revue (qui veut un Diapason de 2001?).

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Et ça marche du feu de Dieu : l’atrium du rez-de-chaussée était noir de monde en début de matinée; les présentoirs sont réapprovisionnés en cours de journée; on est d’ailleurs impressionnés par le quantité de documents que cela représente; et l’on se rend compte de l’ampleur de la politique d’achats.

Ce qui a l’air de marcher le mieux : les « beaux livres », où la table a été dévalisée en quelques minutes; les casiers de musique (CD et vynils), les dictionnaires divers (pourtant fort anciens…).

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Au chapitre des curiosités, le rayon « livres à gros caractères », les livres en langues étrangères (je ne pensais pas que les collections de la Médiathèque étaient si fournies en livres en anglais, allemand, italien…), les livres audios (on oublie souvent cette partie si intéressante de l’offre), des documentaires jeunesse à foison…

Qui a dit que les roubaisiens ne lisaient pas ? Un beau succès public pour une belle initiative de la Médiathèque en tout cas !