Archives de catégorie : Roubaix au quotidien

Journées du Patrimoine 2015 : toujours quelque chose à découvrir à Roubaix !

Ce qu’il y a de fascinant avec le patrimoine à Roubaix, c’est que, même quand vous pensez bien le connaître, il y a toujours de nouvelles choses à découvrir ou de nouvelles manières de le voir.

Le minaret de la mosquée Bilal

Le minaret de la mosquée Bilal

Ainsi, pour cette édition 2015 des Journées du Patrimoine, alias #JEP2015, des nouveaux lieux étaient ouverts pour la première fois dans ce cadre. J’ai pu à ce titre visiter la mosquée Bilal, rue de l’Epeule, dont la qualité de finition architecturale est remarquable; ou encore le bâtiment administratif de l’IFSI, rue Henri Regnault, avec un magnifique et majestueux escalier, décoré de peintures de maître, absolument exquis !

L'escalier de l'IFSI

L’escalier de l’IFSI

 

Il y avait aussi de grands classiques que je n’avais jamais visité, comme les caves d’affinage César Losfeld, sous le bâtiment Liberty Box de la rue du Luxembourg, où l’on apprend, incidemment, que ce sont les derniers affineurs du Nord à utiliser des clayettes en bois, ce qui donne à leur mimolette un goût de noisette incomparable…Qui pourrait imaginer que 80000 boules de mimolette dorment en permanence sous ce bâtiment ?

Boules de mimolette

Boules de mimolette

J’ai aussi découvert l’Ecomusée Liétart, rue de Brézin, où le temps semble s’être arrêté il y a quelques dizaines d’années sur une peignerie, dont les machines sont encore en parfait état de marche et « dans leur jus »; comme un voyage dans le temps en quelques minutes…

Le décor mural de l'écomusée Liétart

Le décor mural de l’écomusée Liétart

Mais ces journées à Roubaix, c’était aussi l’occasion d’expositions mettant en avant le patrimoine, comme les très beaux fusains de Jérémy Moncheaux à la librairie Autour des Mots place de la Gare; ou d’interventions artistiques dans un cadre patrimonial, avec bien sûr la visite guidée théâtralisée de Détournoyment à l’Hôtel de Ville, ou encore une très intriguante et très réussie « Conférence dansée » sur les danses urbaines dans le superbe cadre du Gymnase, rue Chanzy.

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La conférencière danseuse du Gymnase…

Tout cela ne pouvait que se terminer avec un des sommets du week-end, le salon « Objet céramique et textile », organisé à la Manufacture, qui une fois de plus réunissait des créateurs remarquables, l’exposition « Ornement » d’étudiants français et belges, et bien sûr le cadre unique de la Manufacture. Un incontournable.

Une oeuvre en céramique de Sylvie Lytka, salon Objet Céramique et Textile

Une oeuvre en céramique de Sylvie Lytka, salon Objet Céramique et Textile

J’ai une bonne nouvelle pour vous : depuis cette année, en collaboration avec Tourcoing, il n’y a pas un mais 2 week-ends du Patrimoine, donc la semaine prochaine, d’autres visites et découvertes seront possibles, il sera temps de se rattraper !

Retour sur les bancs de l’école Montaigne…

Non non je ne retourne pas en cours, mais il m’arrive d’aller en salle de classe pour certaines occasions particulières.

Vous avez bien compris en lisant ce blog que je ne suis pas adjoint à l’éducation, c’est ma collègue Esther Afane Kimbaloula qui a cette lourde et passionnante tâche. Pourtant, j’ai récemment eu la possibilité d’aller présenter ma fonction auprès d’une classe de l’école Montaigne à Roubaix car je me suis proposé pour parrainer un projet de classe citoyenne, ici développé par l’institutrice de CM2 avec ses élèves.

Cet exercice n’est pas un de ceux dont j’ai l’habitude mais il fut très agréable à effectuer. Les questions des enfants peuvent parfois être désarmantes de fraicheur et de simplicité, cela est parfois tellement évident pour nous que l’on doit réfléchir avant de se rappeler de la réponse !

Visite école Montaigne

Réponse aux nombreuses questions des élèves

Plaisant et détendu sur la forme, ces échanges furent plus sérieux sur le fond. En signifiant dès leur plus jeune âge, l’importance de la vie politique locale dans leur vie, les enfants intègrent mieux les enjeux liés à l’actualité, la politique et disposeront d’armes et de connaissances plus qu’utiles dans leur futur.

Visite école Montaigne 2

La maîtresse veille sur ses élèves

C’est également un moyen pour eux de voir le travail, qu’ils mènent tout au long de l’année autour de la mémoire et de la citoyenneté, être récompensé.

Comme conclusion, je vous propose une petite compilation des questions les plus drôles, intéressantes et inattendues :

« Que se passe-t-il si le maire est en retard ? Est-ce qu’il peut se faire virer ? »

« Peut-on être maire et président en même temps ? »

« Qu’est-ce qui se passe si vous êtes en retard ? »

(La ponctualité est visiblement importante, et c’est très bien ainsi!)

 

NB : l’école primaire Montaigne dispose d’un club de mini-reporters racontant leurs aventures dans un WordPress, ce sont eux qui ont récemment interviewé le maire notamment, allez faire un petit tour, ça vous changera de mes habituels posts 😉

« Roubaix style » : merci à Tracks et à Arte !


Un vrai plaisir de voir un bon reportage sur la vie culturelle de Roubaix, merci à ARTE et à Tracks

roubaix style

Certes, on n’échappe pas au discours misérabiliste sur la ville la plus pauvre de France, et le parallèle avec Manchester est certes flatteur, mais on ne sait pas trop s’il fait référence au passé économique de la ville, à la scène musicale mancunienne (t’as vu l’adjectif !) ou aux 2.

Ne gâchons pas notre bonheur, c’est donc un vrai plaisir de voir que notre ville peut aussi faire l’objet d’une couverture médiatique un peu fouillée, on voit que les journalistes ont passé plusieurs jours sur place, et qu’ils ont cherché à aller un peu au delà des clichés qu’ils avaient sans doute en tête en conférence de rédaction 🙂
Et surtout soulagé de voir que Lena Deluxe semble avoir plus séduit les journalistes que Gradur; et les quelques minutes sur son protégé N.I.M – visiblement ils n’ont pas dû obtenir d’interview de l’homme au bob himself – sont assez bien tournées et évitent le piège de l’habituel ego trip du rap game.
Début à 32:50 si The Ruts et Indiana Jones ne vous intéressent pas, et replay jusqu’au 8 juin seulement…

 

On en profite pour vous mettre un peu de Lena Deluxe :

et un peu de N.I.M aussi :

« On dit souvent » : les jeunes de Roubaix acteurs de leur avenir !

OnDitSouvent_LogoOui, ce « On dit souvent » va permettre à 7 jeunes roubaisiens d’aller au festival de Cannes pour y présenter la 2ème saison de leur web-série du même titre.

C’est la 2ème année consécutive que cette réalisation du Pôle Ressources Jeunesses Deschepper permet à ses auteurs de participer au festival de cinéma le plus célèbre et important du monde ; la nouvelle saison étant encore entièrement tenue secrète, la curiosité nous titille, que peuvent-ils donc bien nous réserver…? Réponse très bientôt j’espère !

Passant d’une 1ère saison où chaque épisode était distinct des autres, cette nouvelle fournée s’articulera autour d’une histoire, d’un fil conducteur pour l’ensemble de la saison. Le travail des équipes, des partenaires (écoles, entreprises, associations) et des étudiants s’est voulu plus poussé techniquement et scénaristiquement, de manière à être encore meilleur par rapport à l’année précédente. Je ne peux que saluer cette démarche qui professionnalise leur approche et leur travail. Ce dernier n’en sera que plus qualitatif et pourra voir son audience s’élargir.

OnDitSouvent_Equipe

photo Nord Eclair

Cette présentation au festival de Cannes va être une expérience unique pour ces 7 jeunes. En plus des strass, des paillettes et de l’ambiance unique qu’ils vivront lors de ces quelques jours exceptionnels, ils vont surtout pouvoir y nouer des contacts pour leurs futurs professionnels, la plupart ayant des projets personnels articulés autour de la vidéo, du théâtre ou de l’humour. Car, ne l’oublions pas, c’est bien là l’objectif premier de ce projet, permettre aux jeunes de Roubaix d’être acteur de leur avenir…

 

L’équipe d’encadrement du PRJ Deschepper est très fière – et à juste titre!,  de voir son action reconnue lors d’un tel événement, surtout pour une seconde année consécutive. Je suis pour ma part tout autant fier de cette réussite, réussite de Roubaix, de ses jeunes et des personnes qui croient en eux.

 

Cadeau bonus : les liens des épisodes de la saison 1, jugez par vous-mêmes…

 

 

Camille Claudel : 106 000 mercis !

Les chiffres définitifs donnent presque le tournis – et c’est plutôt indiqué dans une exposition dont un des clous était un mur complet de « valses » : plus de 106 000 visiteurs se sont rendus à l’exposition du Musée La Piscine « Camille Claudel, au miroir d’un art nouveau », entre le 8 novembre et le 8 février. Et d’ailleurs, sans chauvinisme roubaisien (ou si peu…), je remarque que la (très belle) exposition Sésostris III du Palais des Beaux Arts de Lille annonce elle 105600 visiteurs sur une durée de 3 mois et demi…

Pour vous donner un ordre de grandeur, cette fréquentation de Camille Claudel, c’est presque au niveau du record du musée depuis son ouverture (Picasso avait fait un chouïa plus en 2004…), et ça veut dire qu’il y a eu des journées à plus de 3000 visiteurs.

Persée et Gorgone

 

 

Donc d’abord merci à tous ces visiteurs qui ont patienté au contrôle (Vigipirate oblige), puis parfois longuement dans le hall du musée en attendant de pouvoir entrer dans la salle d’exposition temporaire tout en respectant la jauge de sécurité. J’espère – et à vrai dire je suis persuadé – qu’ils auront pensé que le jeu en valait la chandelle, et que la parcours parmi les oeuvres de Claudel justifiait amplement les quelques inconvénients des périodes les plus chargées…

S’il fallait d’ailleurs une seule bonne raison pour laquelle l’agrandissement du musée est indispensable, la saturation qu’a connue cette salle pendant les jours les plus chargés suffirait…

détail de L'âge mûr

détail de L’âge mûr

S’il fallait aussi une seule bonne raison de croire dans le potentiel de notre ville, le succès de cette exposition y suffirait aussi. Combien de fois ai-je entendu pendant ces 3 mois « j’ai de la famille qui vient de loin, ils ont entendu parler de l’expo Camille Claudel et ils voudraient absolument la visiter ». Douce musique à mes oreilles d’adjoint à la culture 😉 et surtout démenti implacable aux Cassandre qui veulent croire que la réputation de Roubaix est un handicap insurmontable. Quand Roubaix fait une proposition qui dénote, on accourt de la France entière et même au delà. Trouvons d’autres occasions de le faire, pas juste des expositions de sculpture…

Les "Valses"

Les « Valses »

Un grand merci aussi, on ne le souligne pas assez, au scénographe de l’exposition, Cédric Guerlus pour Going Design. C’est merveille d’avoir réussi à la fois à mettre en valeur et même à magnifier les oeuvres présentées, mais aussi d’assurer une réelle fluidité de circulation et une bonne visibilité des oeuvres mêmes dans les moments de foule les plus importants.

Cette exposition n’aurait pas été possible sans les généreux prêts de nombreux musées et particuliers en France et dans le monde; et plus spécialement du futur musée Camille Claudel de Nogent sur Seine, qui ouvrira au 2ème semestre 2015, au musée Rodin bien sûr, et au musée Ste Croix de Poitiers, entre autres. La confiance qu’ils ont témoigné à La Piscine en lui prêtant leurs chefs d’oeuvres montrent qu’ils étaient sûrs que leurs collections seraient mises en valeur et admirées par un public nombreux, comme ils ont eu raison !

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Signé Camille…

 

Mais tout cela n’a tenu que grâce à la formidable équipe du musée. Depuis 15 ans, la Piscine est un peu plus qu’un musée, c’est sur un projet de musée solidaire qu’il s’est bâti, et cette solidarité s’est à nouveau exprimée pendant ces 3 mois, les personnels ont été au rendez-vous d’un planning chargé, d’événements incessants – dont un superbe bal de clôture – , d’une fréquentation monstre, des inévitables péripéties (la fuite d’eau sur le toit…); et malgré tout les gardiens, les personnels d’accueil, les administratifs et bien sûr les équipes de conservation,  le tout dirigé par Bruno Gaudichon, ont tout fait pour permettre à un maximum de visiteurs d’apprécier l’exposition. C’est sans doute la plus belle façon de nous prouver que ce musée vit, qu’il mérite sa réputation, et qu’il doit continuer à se développer pour porter encore plus haut le flambeau de Roubaix. Nous comptons sur nos partenaires régionaux, départementaux et métropolitains pour nous y aider…

Cinemachina 2015, à la Condition Publique

Cinemachina, c’est la brocante annuelle des passionnés et collectionneurs de cinéma, qui se déroule chaque année depuis 9 ans à la Condition Publique.

Si vous êtes fan de projecteurs, amateurs de vieux films, d’affiches de cinéma, de DVD rares, le rendez-vous est fait pour vous !

Quelques images prises à la dernière édition le 25 janvier 2015.

 

Midi en France, soleil sur Roubaix !

Laurent Boyer et le mug "I love RBX" (photo Nord Eclair)

Laurent Boyer et le mug « I love RBX » (photo Nord Eclair)

Oui, je dois l’avouer, j’ai sans doute été un peu ironique quand on m’a annoncé que l’émission de Midi en France, diffusée en fin de matinée sur France3, serait tournée pendant une semaine à Roubaix.

Laurent Boyer n’est pas mon animateur favori; ce n’est pas mon horaire de prédilection pour regarder la télévision; bref ça n’est pas vraiment ma tasse de thé.
Comme j’avais tort ! Le tournage de cette émission a été un vrai moment de bonheur pour la ville. D’abord parce que je n’avais pas réalisé à quel point Roubaix serait présente, pendant 5 fois 1 heure, en direct de la Grand Place. C’était un réel plaisir de voir ce plateau de tournage s’installer, dans le décor du tout nouveau Marché de Noël, avec en arrière plan les bâtiments de la Grand Place.
Je n’avais pas non plus pris conscience que près de 25 sujets différents seraient tournés, pendant lesquels tant d’aspects de la ville seraient mis en avant, en particulier sur les acteurs et équipements culturels qui me tiennent à cœur.
Toute l'équipe de Midi en France sur la Grand Place de Roubaix (photo Nord Eclair)

Toute l’équipe de Midi en France sur la Grand Place de Roubaix (photo Nord Eclair)

Enfin, et surtout, j’ai apprécié la joie simple, naïve, presque enfantine, d’entendre enfin parler de ma ville de manière positive, enjouée, sympathique; et non par les habituels clichés négatifs que je ne reprendrai pas ici. Ce qui paraît presque normal dans toutes les villes de France m’a paru extraordinaire et m’a enchanté pour Roubaix, signe du chemin qu’il nous reste à parcourir… Comme il se doit, tout le monde n’a pas été de cet avis, et certains mauvais esprits ont déploré une image kitsch, un Roubaix artificiel, et une émission « qui ne parle pas des vrais problèmes des roubaisiens ». Disons le franchement : si l’on veut – comme tout le monde je crois – améliorer l’image de la ville pour en développer l’attractivité, c’est bien de ce genre d’émissions et d’images dont nous avons besoin pour Roubaix. Nous ne connaissons que trop ses aspects difficiles, il n’est pas honteux de communiquer sur ses nombreux aspects positifs !
Au global, je dis bravo et merci à Midi en France pour cette semaine passée parmi nous, merci pour cette bonne humeur, merci pour cette dose de sympathie et de positivité que vous avez amenée à la ville.

Ma « Nuit des Arts » à Roubaix en 10 étapes…

Oui, la « Nuit des Arts » est sans doute un des événements les plus sympathiques du calendrier roubaisien, et l’édition de décembre 2014 n’a pas dérogé à la règle. C’est ce moment magique où, même à une heure avancée, les lieux culturels roubaisiens sont remplis, et où presque toute la ville devient un lieu culturel, que ce soit un restaurant, un centre d’affaire, une ancienne forge ou l’hôtel de ville 🙂

Je vous livre ici mon week-end en 10 moments, par forcément les meilleures expos ni les plus belles oeuvres, mais les endroits et les rencontres qui m’ont le plus marqué. Désolé pour les autres lieux que je n’ai pas inclus, ou ceux que je n’ai pas pu aller voir; ce sera pour la prochaine fois !

1. Le lancement chez Laurent Houssin

Laurent Houssin avait invité près de 60 artistes à exposer à « La Porte à Côté », c’est à dire en gros dans son couloir. Et c’est bien sûr extrêmement sympatique de voir tout ce beau monde les uns à côté des autres sur les murs, les portes, le plafond, dans le salon. Je retiens la belle sculpture de Delphine Vanpoperinghe avec qui j’ai longuement discuté (Delphine, pas la sculpture, enfin vous aviez compris).

Delphine Vanpoperinghe

Delphine Vanpoperinghe

2. A l’inauguration du Salon des Artistes Roubaisiens

C’est une institution, qui en est à sa 85ème édition, et c’est avec une vraie émotion que je l’ai inauguré dans la salle Pierre de Roubaix de l’hôtel de ville. Un moment d’histoire de la ville, mais surtout beaucoup de monde et un vrai plaisir des artistes de voir leur oeuvres présentées…

Au Salon des Artistes Roubaisiens

Au Salon des Artistes Roubaisiens

 

3. Un déjeuner au Métropolitain

Oui, les restaurants sont pleins pendant ce week-end à Roubaix, et c’est tant mieux. En plus, quand ce sont ceux qui participent et qui exposent, c’est encore mieux. Au Métropolitain, on mangeait sous l’inspiration street art de 4letters, et c’était un plaisir…

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4letters au Métropolitain

4. Découvrir un nouveau lieu, le « 52 »

C’est au 52 de la rue du chemin de fer, non loin de la place de la gare, que Régis Marie a mis en place 2 superbes installations; l’une, Eco-Cimetière; l’autre, Tut tut vroom vroom, tournée pendant un embouteillage. Une vraie vision forte, un lieu et un artiste à découvrir.

Régis Marie

Régis Marie

5. L’herbe rouge, chez Arielle Lévy

D’abord parce que c’est toujours une joie de discuter avec Arielle, qui vient de recevoir de la CCI le Mercure d’Or 2014 dans sa catégorie, et dont l’énergie et la motivation à faire avancer le projet de L’herbe rouge font plaisir à entendre. Mais aussi pour le succulent buffet vietnamien qu’avait préparé sa stagiaire, et surtout pour les magnifiques photos patrimoine de Victor Cavasino, une belle découverte.

Victor Cavasino

Victor Cavasino

6. La Piscine

C’est bien sûr le centre névralgique de cette nuit des arts, et hier soir il y avait 2 belles nouveautés à y découvrir : d’abord le traditionnel « Arbre de Noël » de la Piscine. Enfin, pas si traditionnel que ça. Depuis plusieurs années, la Piscine invite un artiste à mettre en place une installation sur ce thème. Bien peu choisissent un arbre, et Pierre-Alexis Deschamps cette année n’a pas failli à cette tradition, puisque c’est une sorte d’assemblage de séchoirs qui tient lieu d’arbre. Personnellement, l’oeuvre m’a parlé et m’a touché, mais d’autres ne sont pas du même avis…Faites vous votre propre idée !

La Buanderie, Pierre-Alexis Deschamps

La Buanderie, Pierre-Alexis Deschamps

Et puis c’était l’inauguration de la 2ème exposition de la série « l’Adieu aux armes » sur la guerre de 14-18, cette fois avec Délit Maille et son extraordinaire armée de soldats en laine. On pressentait sur les photos et les extraits déjà vus que ça allait être remarquable, mais on était en dessous de la vérite. La force émotionnelle de ces soldats qui sont loin d’être des poupées est incroyable, il faut l’admirer en détail, se mettre au niveau du sol, et penser aussi à ces 500 tricoteuses du monde entier qui se sont réunies pour aboutir à cette oeuvre. A voir d’urgence

Délit Maille

Délit Maille

7. Le Camion

Il faut aller jusqu’à la rue Archimède où se situe le Camion, vraiment. Parce qu’on y découvre un autre Roubaix culturel. Un peu moins clinquant, un peu plus roots, un peu plus vrai et authentique sans doute. Des enfants du quartier vous indiquent dans la cour que le lieu d’expo est à l’étage. Et là, dans cette salle sans glamour qui nous rappelle très directement que le lieu est une ancienne école, les formidables photos Instagram de Jean-François Deroubaix, un ancien photographe de chez Gamma qui s’est reconverti dans les photos d’entreprise, et dans la publication directe sur Instagram de scènes de vie. Fascinant.

jean-François Deroubaix

jean-François Deroubaix

8. Le Non-Lieu

Changement complet d’atmosphère, bain de foule dans une ambiance industrielle, rock, alternative, avec plus de 60 artistes qui exposent leurs petits formats dans tous les recoins de la forge Cavrois Mahieu. Ca fourmille d’idées et de gens dans tous les sens, la musique est forte, la bière coule à flot, on discute avec les artistes, les oeuvres présentées sont très abordables, on ne se prend pas la tête, on passe un excellent moment. Les installations sont souvent malignes, comme ce mur d’autoportrait pris sur le vif par Régis David, ou les architectures urbaines miniatures de Pat Lesza…

L'ambiance indus du Non Lieu

L’ambiance indus du Non Lieu

 

Pat Lesza

Pat Lesza

9. La Condition Publique

Comment oublier dans cet itinéraire la Condition Publique, puisque c’est là que se passe LA braderie de l’art, l’événement majeur de cette Nuit des Arts, qui attire année après année des milliers de personnes, toujours attirées par cette création sur le vif, par ce contact direct avec l’artiste, par l’ambiance unique des gens et du lieu, par le principe de l’utilisation de matériau recyclés, aussi par les prix somme toute modiques, par la variété des propositions artistiques…Un grand coup de chapeau à la #BDA !

Un exemple emblématique de tout celà : une chaise en bouchons de liège…

Du mobilier de recyclage à la Braderie de l'Art...

Du mobilier de recyclage à la Braderie de l’Art…

10. Le Conservatoire

Puisque toutes les bonnes choses ont une fin, le pot de clôture de cette Nuit des Arts se déroulait au Conservatoire de Roubaix, qui accueillait pour la première fois une exposition, et laquelle ! C’est le plasticien Nicolas Tourte qui avait invité une vingtaine d’artistes à investir les lieux pour son exposition « Dakota », et c’était un enchantement de voir comment les oeuvres sélectionnées dialoguaient avec les lieux de ce conservatoire superbement rénové. Les Phalènes sur les murs de l’escalier, légères et poétiques; ou cette vidéo projetée très exactement sur un imposte intérieur m’ont plongé dans une réelle contemplation…

Phalènes

Phalènes

L'installation 888 de Nicolas Tourte dans l'Auditorium

L’installation 888 de Nicolas Tourte dans l’Auditorium

 

Conclusion

La Nuit des Arts, en quelques années, est devenu un événement culturel majeur de Roubaix, à l’occasion de laquelle de nombreux métropolitains la découvrent sous un jour souvent inédit. Au delà du rayonnement culturel qu’elle assure et qui me ravit, il y aussi un effet d’entraînement sur l’activité de la ville, commerce, restauration, qui est indéniable. C’est enfin une occasion qui tisse les liens entre des acteurs très divers et permet une réelle coopération. C’est une opération précieuse qu’il faudra veiller à développer encore.

 

 

 

Radat Laamari, fou de photographie

L’Espace Ville Patrimoine de la Ville de Roubaix accueille depuis hier, vendredi 28 novembre, l’exposition « Visions nocturnes » du photographe Radat Laamari, organisée par le B.A.R.

C’est avec grand plaisir que j’ai inauguré cette exposition au nom de la ville et du Maire, voici les quelques mots que j’ai prononcés à cette occasion, teintés de l’émotion de connaître personnellement l’artiste : 

La Gare de Roubaix

La Gare de Roubaix

Radat , chien fou, fou de photographie, fou de sa ville.

Radat, observateur attentif et avisé, capable d’attendre des heures pour prendre le bon cliché.

Radat, habitué des heures du petit matin, par manque de sommeil, par envie de rester debout, par besoin d’aller travailler.

Il fallait bien qu’un jour tout cela se téléscope.

Il ne savait pas que c’était impossible de devenir photographe quand on déballe des produits sur les marchés, alors il l’a fait.

Oui, on peut être père de famille, avoir 3 enfants, et tout faire pour vivre de sa passion. Louer un studio photo, faire feu de tout bois, pour qu’un jour, si possible vite, l’étincelle prenne.

Aujourd’hui, l’étincelle nous donne déjà à voir cette magnifique exposition, “Visions nocturnes”.

Le restaurant du Parc Barbieux

Le restaurant du Parc Barbieux

 

Bye bye mon V’Lille électrique !

Au mois de décembre dernier, je parlais déjà de toi, ici,  dans mes 6 premiers mois en V’Lille électrique à Roubaix.

Ca fait maintenant 16 mois que j’arpente la ville avec toi, mon fidèle V’Lille, et ce soir je dois te dire au revoir. Il est temps de te rendre à Transpole, qui attend de te louer à d’autres, qui n’ont pas encore eu la chance de t’essayer. J’aurais aimé être exclusif et te garder un peu plus longtemps, mais Transpole ne m’a pas permis de te conserver, le renouvellement de ta location n’est pas autorisé. Il paraît qu’il y a une très longue liste d’attente pour toi, nous apprend Metro…

VLAE

photo metronews

Ce que je retiens de ces 16 mois ensemble, c’est que tu es un formidable moyen de transport. L’assistance électrique transforme totalement l’usage du vélo, et rend possible de t’utiliser sur un rayon de 5 à 10 km sans aucun problème de fatigue ou, soyons concret, de transpiration disgracieuse. On peut parfaitement t’utiliser en costume pour aller au bureau, ou juste avant ou après une cérémonie officielle…

Tu as aussi été un compagnon rapide, et ton assistance à 25 km/h m’a même surpris dans les premiers jours, je n’avais pas l’habitude d’aller aussi vite à vélo, mais je m’y suis vite fait. Cela m’a aussi convaincu de m’équiper comme je ne l’avais encore jamais fait, à savoir avec un casque et gilet de sécurité, parce que toutes les voitures n’ont pas un comportement rationnel, tu l’as constaté avec moi à maintes reprises.

VLille-électrique

Car c’est vrai qu’on en a fait des choses ensemble. J’ai transporté avec toi des courses parfois lourdes, des colis largement surdimensionnés dans ton panier qui n’était pas du tout prévu pour ça, un sac de sport sur ton porte bagage. Je suis allé avec toi à Lille, à Croix, à Villeneuve d’Ascq, à Hem, à Tourcoing, parfois même jusqu’à Lille ou en Belgique, et tu n’as jamais bronché; ta batterie ne s’est déchargée complètement qu’une seule fois sinon tu as bien tenu le coup…

Evidemment, tu as aussi fait une campagne électorale, du porte à porte, transporté des tracts, allé des réunions publiques en réunions publiques, et puis, le vote des roubaisiens aidant, tu as découvert les arceaux de la mairie, où tu as parfois fait ton petit effet; je crois que j’aurais longtemps un petit faible pour cette photo souvenir où je ne sais pas qui de toi ou de moi tient la vedette :

vae_adj

Que vais-je faire sans toi ? Je dois t’avouer que je vais sans doute te remplacer. Tu m’as donné le virus de l’assistance électrique, je ne me vois pas revenir à la voiture exclusive, ni au vélo « classique ». Comme quoi Transpole a parfaitement réussi son coup en ce qui me concerne. Mais je dois aussi te dire que ce ne sera pas sans un pincement de coeur, et que chaque fois que je croiserais un des tes – trop rares – congénères, j’aurais une pensée pour toi. Bye bye mon VAE 52!