Archives de catégorie : Roubaix au quotidien

Michèle Sabatier, un soleil de Roubaix

On ne se connaissait pas depuis si longtemps avec Michèle, 3 ans, depuis que j’étais élu. Elle m’avait pris à part comme ça, dans un vernissage ou un cocktail, et, pas intimidée pour 2 sous, elle m’avait raconté ce qu’elle avait fait, sa passion pour Roubaix, pour la culture, pour les gens.

photo Nord Eclair

Comme beaucoup, j’avais tout de suite été sous le charme de sa faconde, de sa bonne humeur, de son énergie; et aussi de son franc-parler. Elle n’avait pas sa langue dans sa poche, ça c’est sûr; mais toujours et avant tout cette gentillesse, cette attention pour les gens, cette chaleur humaine.

Oui, Michèle, depuis 30 ans, était un vrai soleil pour Roubaix, que ce soit pour les habitants de l’Alma où elle travaillait au Centre Social, pour les jeunes qu’elle avait pris son aile, et l’on pense en particulier très fort ce soir à Brahim Bouchelaghem, en qui elle avait cru avant tout le monde et même avant qu’il croit en lui-même peut-être; on pense à la Condition Publique, aux visites de musée, à la Cave aux Poètes; et depuis sa retraite au Rugby Club où elle était devenue une bénévole de choc…

De fil en aiguille, par hasard dans la rue ou dans une manifestation culturelle, je recroisais Michèle, et à chaque fois c’était un plaisir de s’arrêter, d’échanger des nouvelles, d’avoir son point de vue sur je ne sais quel sujet, ou juste de prendre un verre ensemble.

Hélas, parfois, le soleil est noir; et Michèle avait aussi ses côtés sombres; ses propres tourments l’ont emportée hier soir…Les témoignages d’affection affluent depuis l’annonce de sa disparition, et l’on mesure à quel point Michèle était appréciée.

Je ne peux ce soir que me joindre à ce concert de regrets, exprimer ma profonde tristesse à l’idée de l’avoir perdue, et présenter mes sincères condoléances à son fils et ses amis. Je serai là pour lui dire un dernier au revoir mardi au Crématorium de Wattrelos.

On retrouvera avec plaisir Michèle dans la vidéo ci-jointe, publiée ce jour par leblog2roubaix.com

 

Chroniques du bureau 112 #5 : merci à tous ceux…

Alors voila, ça fait déjà 6 fois que je tiens un bureau de vote sur les 7 derniers mois, 8 fois si je remonte aux Régionales de fin 2015, et je voulais conclure cette séquence électorale en remerciant les électeurs, tous les électeurs, un grand merci donc…

à ceux qui viennent en tenue juste avant leur jogging – et à ceux qui viennent juste après, toujours en tenue

à ceux qui pensent qu’il faudrait mettre une amende à ceux qui ne viennent pas voter (mais qui ne sont pas venus au 2ème tour de la présidentielle…)

à ceux qui s’excusent de ne pas être venus voter la semaine d’avant et qui nous expliquent pourquoi

à ceux qui ont scanné les professions de foi des candidats pour l’envoyer à l’électeur qui leur a fait une procuration, « pour qu’il puisse choisir »

à ceux qui refusent catégoriquement de signer leur carte d’électeur (ok, ça ne sert à rien, mais pourquoi refuser ?)

à celles qui arrivent simultanément à tenir un enfant, avoir un sac en bandoulière, ranger leur carte d’identité et leur carte électorale, ET à signer le registre d’émargement sans faire tomber au moins un des ceux-là…

à ceux qui viennent voter en tong, en espadrilles, en claquettes, en babouches, en Birkenstock, en charentaises…(venez comme vous êtes, on s’en moque, on n’est pas au défilé Esmod !)

à celles qui demandent, à 80 ans bien passés, si elles doivent signer avec leur nom de jeune fille ou leur nom de femme marié sur le registre

à ceux qui « apprennent » à leur enfant à voter en lui faisant mettre le bulletin dans l’urne

à ceux qui laissent leur enfant faire des tours de patinettes dans le bureau de vote pendant qu’ils sont dans l’isoloir (parfois, les mêmes que ceux d’avant)

à ceux qui ne savent pas ou ne peuvent plus signer, mais qui viennent quand même voter (prenez votre temps, les suivants attendront…)

à ceux qui regardent d’un oeil ému leur progéniture voter pour la 1ère fois à 18 ans et ne peuvent s’empêcher de nous en faire la remarque (confidence pour confidence, nous aussi on est émus…)

à ceux qui arrivent tous les jours de scrutin à 7h55 le matin, et ceux qui passent après la fermeture, parce qu’ils sont sûrs d’avoir entendu que les bureaux fermaient partout à 20h

à ceux qui sont venus voter, ceux qui ne sont pas venus voter, ceux qui sont venus un jour et que reviendront peut-être, ceux qui ne sont jamais venus et viendront plus tard, ou jamais, parce que, quoi qu’ils en pensent, leur voix compte, et que s’ils venaient nous la donner, le résultat serait sans doute bien différent

Enfin, spécial dédicace à Olivia, qui nous remercie chaque semaine d’être là pour lui permettre de voter, qui se souvient que sa grand-mère lui disait qu’elle n’avait pas toujours eu le droit de vote, et que c’est aussi en pensant à elle qu’elle vient voter à chaque fois…

 

Chroniques du bureau 112 : au 2ème tour de la Présidentielle

On avait laissé le bureau 112 farouchement mélenchoniste au soir du 1er tour, on se demandait ce que le 2ème tour allait donner…

L’urne enregistrera finalement presque 800 votes…

Première émotion du président du bureau : la porte d’entrée ne s’ouvre pas, la serrure est coincée. Il est 7h30 le dimanche matin (oui, le président arrive tôt…), comment fait-on dans ces cas-là ? La solution est simple : on appelle l’astreinte des ateliers municipaux, et quelques minutes après 8h, 2 techniciens changent le canon et permettent aux électeurs d’entrer par la porte principale et non plus par la porte arrière. Un grand merci à eux, et encore désolé pour les premiers votants qui ont dû faire un léger détour dans les couloirs de l’école maternelle !

Fin d’intervention sur porte récalcitrante !

Autre émotion du jour : les assesseurs sont toujours là; le 1er tour semble ne pas les avoir dissuadé de tenir une nouvelle fois le bureau de vote, et je suis bluffé par leur jeunesse (ils passent tous les 3 le bac cette année…), leur bonne humeur, leur enthousiasme, et le sérieux avec lequel ils tiennent la fonction. S’il y a bien une raison de croire à l’avenir de Roubaix, c’est bien en faisant confiance à ces jeunes, car ils ont un potentiel incroyable. Un grand merci à Yasmina, Léonardo et Thomas; en espérant les revoir aux Législatives…

Un moment un peu troublant a aussi été cette électrice, assez âgée, qui s’est présentée une 2ème fois à peu près une demie-heure après son premier vote, en nous disant qu’elle n’avait pas voté et qu’elle ne se souvenait pas du tout être déjà venue. Nous étions fort affirmatifs, mais il a fallu lui montrer sa signature sur le cahier d’émargement pour qu’elle convienne qu’elle était déjà venue. Evidemment, nous avons essayé d’être délicat, « ça arrive à tout le monde madame d’oublier qu’on a fait quelque chose »…

Enfin, un grand bonheur pour moi en tant qu’adjoint à la Culture, ça a été de lire, dans les couloirs de l’école maternelle, le panneau suivant :

oui, à Roubaix, les écoles maternelles vont visiter le Musée La Piscine, 1er musée de France, y font de la peinture, des dessins, bref apprennent ce qu’est un musée… Rien ne pouvait me rendre plus fier. J’en suis ressorti boosté comme jamais 🙂 Et puis cette punchline finale, « ils ont laisse de l’eau pour s’en souvenir », j’adore !

Bon, au final, le bureau 112 enregistre 30 voix de moins qu’au 1er tour et se retrouve farouchement macroniste 🙂

 

Chroniques du bureau 112 : 1er tour des Présidentielles 2017

Le bureau 112, c’est ce bureau de vote de la Potennerie à Roubaix dont je suis devenu le président fin 2015 pour les Régionales; succédant au regretté Jean-Pierre Rousselle comme je l’avais déjà raconté dans ces chroniques de l’époque…

C’était il y 15 mois et ça paraît très lointain, aujourd’hui on votait pour la Présidentielle, et la première différence notable, c’est la participation. Je notais un sursaut de participation en 2015 avec près de 500 votants, ils étaient cette fois près de 800 sur le même bureau. L’élection présidentielle est décidément la star de la politique française…

Pour ce jour de vote, les bureaux s’étaient aussi mis au Zéro Déchets, et c’est dans des éco-cups réutilisables que les assesseurs ont pu prendre café et boissons cette journée. Parfois, on se demande pourquoi de telles initiatives n’ont pas été mis en place bien plus tôt !

Le nombre de primo-votants n’était pas très élevé, mais de nombreuses questions plusieurs fois posées m’ont rappelé que le rituel républicain du vote reste encore peu familier à beaucoup de d’électeurs. En témoignent les « comment ça se passe ? », ou « qu’est-ce que je dois faire ? », parfois conclus d’un énigmatique « c’est comme à l’école alors ! », ce qui me faire dire que l’école ne joue pas si mal son rôle de formation civique…

Le sérieux du processus électoral est parfois troublé par des questions formulées de manière un peu étrange, comme ce « je n’ai pas reçu l’édition 2017 de ma carte d’électeur », comme un logiciel dont on attendrait la mise à jour, ou cette superbe question d’une accompagnante, demandant très sincèrement « je voulais savoir, je suis belge et j’habite Roubaix, est-ce que  j’ai le droit de venir voter ? »

Enfin, comme d’habitude, présider un bureau de vote, c’est un peu gérer une équipe, avec les employés municipaux, les assesseurs, les scrutateurs; présider pour la 3ème fois ce bureau a d’ores et déjà tissé des liens avec eux; j’ai hâte de les retrouver le 7 mai pour le 2ème tour !

Tout cela est un petit peu de la faute de Didier Knoff…

discours prononcé à l’occasion de l’inauguration de l’exposition « Mémoires d’un roubaisien », photographies de Didier Knoff, à l’Espace Ville Patrimoine de Roubaix, Condition Publique, le 3 décembre 2016.

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Qu’on me permette pour une fois de commencer en parlant un peu de moi, en disant que si je prends aujourd’hui la parole, c’est un peu de la faute de Didier Knoff…
Il y a bientôt 15 ans, locataires à Marcq en Baroeul et désireux de devenir propriétaires, mon conjoint et moi avons visité de nombreuses maisons dans beaucoup de villes différentes de la métropole lilloise.
Il faut bien avouer que la déception était souvent au rendez-vous.
En revanche, les visites que nous faisions sur Roubaix nous semblaient plus intéressantes. Des maisons plus spacieuses, avec plus de cachet, plus de charme, et en général moins chère. Mais fallait-il vraiment habiter Roubaix ?
C’est là que Didier Knoff entre en scène. Comme souvent, pour apprécier Roubaix, il faut y avoir été initié. Didier Knoff a été pour nous cet initiateur. Il nous a parlé de l’histoire de la ville, de ce conte de fée d’une piscine transformée en musée, de cette galerie qui se vante d’être la plus petite du monde et qui fait un vernissage tous les 1er dimanche du mois, d’une tenancière de table d’hôte qui recevait chez elle sans menu 15 ans avant que les sites internet ne se jettent sur le concept, des arrivages aux Aubaines les jeudi, et de tant d’autres choses encore. Bref, de Roubaix quoi. Et il nous a convaincu.

C’est peu dire que je ne regrette pas de l’avoir écouté; et aujourd’hui, par une de ses ironies dont l’histoire de Roubaix est friande, c’est moi qui célèbre l’inauguration de cette exposition sur les « Mémoires d’un roubaisien ».
Car c’est peut être ce qui caractérise le mieux Didier Knoff, d’être viscéralement,  intégralement, passionnément roubaisien. Ses photos le disent mieux que tout, lui qui a capturé l’essence de la ville tout au long des années; et rarement l’espace ville patrimoine de la ville aura autant transpiré l’amour de la ville qu’aujourd’hui grâce à cette exposition
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Car l’oeil de Didier Knoff, aiguisé, pointu, malicieux, tendre, parfois aussi rigoureux et graphique, s’est promené partout dans la ville; et ce regard constitue un magnifique témoignage de l’évolution de notre ville au long des années
J’espère donc pour conclure que, comme il l’a été pour moi et sans doute pour beaucoup d’autres, Didier Knoff sera à nouveau un initiateur, un ambassadeur formidable de la ville de Roubaix grâce à cette exposition et je me réjouis de vous voir si nombreux aujourd’hui à être venu la découvrir et l’inaugurer ensemble.

Les belles surprises de la 14ème Nuit des Arts de Roubaix

Décidément, on ne se lasse pas de la Nuit des Arts, et cette dernière édition, le 3 décembre 2016, nous a montré à quel point on pouvait encore se laisser surprendre, émouvoir, étonner par cette manifestation tellement représentative du tissu culturel roubaisien.

 

L’ouverture du Delta Studio

L'installation de Manon Thirriot (photo Delta Runspace)

L’installation de Manon Thirriot (photo Delta Runspace)

C’était la grande sensation de cette Nuit des Arts, et la raison pour laquelle le pot de clôture s’y situait : l’ouverture d’un nouveau lieu culturel, hybride, le Delta Studio, au 158 rue Pierre de Roubaix. Dans les bâtiments des anciennes usines Boléra, Boris Lafargue, sculpteur, a ouvert un « artist run space », où se retrouveront des studios d’artistes, des artistes en résidence, une entreprise d’encadrement, et un fort bel espace  où il compte faire 3 ou 4 expositions par an.

Une belle ambition, et l’expo d’ouverture était plus que concluante, avec plusieurs artistes de renom qui formait un ensemble cohérent et convaincant.

Un lieu à suivre assurément !

 

Un air d’années 80 au Non-Lieu

la foule se presse au concert du Non Lieu (photo Non Lieu)

la foule se presse au concert du Non Lieu (photo Non Lieu)

Une nouvelle fois, le concept « Small is beautiful » du Non-Lieu a fait carton plein, on avait même l’impression d’une foule encore plus nombreuse que d’habitude qui se pressait dans les espaces magnifiques de l’usine ; peut-être était-ce aussi en raison d’une programmation musicale inhabituelle en ces lieux, avec un groupe de reprise des années 80, et je dois dire que quand les premières notes de Manureva ont retenti, une envie de chanter et danser dans l’usine s’est emparée de moi J

 

Une Braderie de l’Art qui bouge

La Braderie de l’Art est une des institutions de la Nuit des Arts, mais loin de se reposer sur ses lauriers, elle bouge et se métamorphose chaque année. Ainsi, 70% de nouveaux exposants, une forte représentation des collectifs, et surtout l’impression d’un fort tournant vers le design et le mouvement des makers, en parfaite ligne avec l’air du temps et pas mal d’autres initiatives de la Condition Publique. N’est-ce pas sa vocation finalement de faire une synthèse du moment ?

 

Au fil du bain – «Ceci n’est pas un arbre de Noël » d’Isabelle Ramnou à La Piscine

des photos se reflètent dans des flaques d'eau sepia en céramique...un détail de l'oeuvre d'Isabelle Ramnou

des photos se reflètent dans des flaques d’eau sepia en céramique…un détail de l’oeuvre d’Isabelle Ramnou

La Piscine a fait très fort encore cette année avec sa traditionnelle commande de Noël, fort justement intitulée « ceci n’est pas un arbre de Noël ». Isabelle Ramnou, céramiste, propose une très réussi installation dans le Grand bassin, entièrement en céramique et porcelaine, bluffante de réalisme, de poésie, de nostalgie. Les maillots de bain d’époque de La Piscine sont reconstitués en porcelaine, de même que les serviettes ou une photo souvenir ; des gouttes d’eau reprennent délicatement des photos de baigneurs, des traces de pieds de quelqu’un qui s’en va, et qui commencent déjà à sécher et à s’estomper. Un beau mélange présent et passé, sur le thème du départ et de l’absence ; une œuvre qui mérite assurément qu’on se pose quelques minutes pour l’admirer en toute tranquillité

 

Artiste et employé municipal –  au Camion

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C’est en visitant la double exposition photo du Camion que j’ai appris que l’un des 2 artistes, Artefact usw, était aussi employé à la Médiathèque ! Une double compétence fort sympathique, tout comme ses photos de femmes, crues, pleines de force et de vitalité, et qui accrochent le regard avec un vrai brio. Le Camion se distinguait aussi par un concert de Christophe Marquillies, tranquille, qui a réjouit ses nombreux fans locaux !

 

Une muse à l’atelier de Witold Heretynski

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Les photos de Danièle, les toiles de Witold

Danièle avait toujours été la muse de Witold, et un célèbre portrait sur le pignon d’un immeuble de bld du Général de Gaulle le montrait assez. Le portrait existe toujours, la muse aussi, et elle inspirait pour cette édition  des photographes, en collaboration avec les Salon des Artistes Roubaisiens ; et c’était un réel étonnement de voir que le visage de Danièle pouvait donner lieu à tant de variations, d’images, de perceptions. Une belle proposition.

 

le XI en (r)êve

 

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L’installation de Régis Marie

On connaissait le 11 rue du Grand Chemin précédemment comme l’atelier de Nicolas Tourte; Nord Artistes avait aussi investi le lieu, c’est maintenant la plasticienne Eve Lagarde qui l’occupe et qui a invité plusieurs artistes pour la nuit des Arts, dont Régis Marie, un habitué de la #NDA; on a adoré l’ambiance très contemporaine et familiale à la fois du lieu, on espère qu’il est parti pour longtemps !

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Et c’est sans compter le 35 autres lieux qui étaient ouverts, et même des « off », comme ce Tom Tom Coffee de la place de la Gare ouvert trop récemment pour être inclus dans le programme « officiel » et qui proposait quand même une exposition de Al’pics’addict, juste pour le plaisir de participer à l’événement. Continuez comme ça !

Notre Dame de Paris en avant première au Colisée Roubaix

Déjà 20 ans que Notre Dame de Paris, la comédie musicale de Luc Plamondon et Richard Cocciante, a marqué l’histoire de la variété française. Je ne vous ferai pas l’insulte de vous rappeler les incroyables tubes qu’elle contient, et puis si quand même : Le temps des cathédrales, Aimer, Vivre…Le genre de tubes où, même après l’avoir entendu des centaines de fois à la radio et à la télé, tu as la chair de poule en reconnaissant les premières notes dans le spectacle.

Un beau décor et une mise en scène astucieuse

Un beau décor et une mise en scène astucieuse

Car aujourd’hui, 20 ans après, le spectacle est remonté, remis en scène, remis au goût du jour. Seul Daniel Lavoie subsiste du cast original, mais les « nouveaux » chanteurs font à vrai dire aussi bien l’affaire que Garou et Patrick Fiori, les créateurs des rôles de Quasimodo et Phébus.

Le Colisée a eu l’honneur, en raison de la taille de son plateau comparable aux plus grandes scènes parisiennes, d’accueillir les répétitions de ce nouveau spectacle et les 2 premières représentations, en avant première nationale, avant plus de 50 dates au Palais des Congrès à Paris, puis une méga tournée.

Disons-le tout de go : cette nouvelle production est franchement réussie. Les nouveaux interprètes sont largement à la hauteur des originaux, avec une mention spéciale pour Hiba Tawaji, qui reprend haut la main l’Esmeralda créée par Hélène Ségara il y a 20 ans.

Le décor est à la fois sobre, éloquent, efficace, et très modulaire; se prêtant à de nombreuses modifications pour les tableaux assez nombreux qui émaillent le spectacle. Et les chorégraphies sont aussi au goût du jour, avec une inspiration hip/hop ninja plutôt inattendue et qui fonctionne assez bien.

S’il fallait regretter une seule chose, c’est la bande son qui accompagne le spectacle; l’absence de « vrais » musiciens sur scène est parfois vraiment dommageable; mais il faut tempérer ce bémol et en reconnaissant que le spectacle est une vraie collection de tubes, qu’on fredonne rapidement ou qu’on reprend en choeur; et la foule ne s’y est pas trompée avec une standing ovation finale bien méritée !

Le Colisée Roubaix c’est vraiment un théâtre parfaitement adapté à la comédie musicale, il l’avait prouvé en son temps avec West Side Story ou Porgy and Bess, aujourd’hui avec Notre Dame de Paris, espérons que de pareils moments soient programmés la saison prochaine !

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Régionales : chroniques du bureau 112 à Roubaix…

Le bureau 112 à Roubaix, c’est un secteur tarabiscoté, qui part du haut de la rue d’Hem, qui englobe tous les immeubles autour du parc de la Potennerie, puis qui se prolonge le long de la rue Dupuy de Lôme et de la rue de la Potennerie pour caresser le boulevard de Reims. C’est un secteur relativement à l’aise à ses extrémités, mais sans extravagances; plutôt classes moyennes, parfois modestes voire très modestes dans son centre, et qui flirte avec la pauvreté et la misère dans certaines rues dégradées.

Et ce bureau, situé à l’Ecole maternelle Lavoisier, pour la première fois aujourd’hui, c’est moi qui le présidais pour le 1er tour des Régionales 2015. Alors, qu’entend un président de bureau de vote pendant toute la journée, quand plus de 500 roubaisiens viennent exprimer leur point de vue et en profitent souvent pour engager la discussion, lâcher un commentaire, une remarque…?

La première chose que j’ai entendue, c’est « Où est Jean-Pierre », ou « Jean-Pierre nous manque ». Car, sans le savoir, j’ai été affecté au bureau mythique du récemment disparu Jean-Pierre Rousselle, celui qu’il a tenu pendant des années, lui, habitant du quartier, acteur associatif et municipal infatigable Autant dire qu’il connaissait personnellement une bonne moitié des électeurs…

la dernière apparition publique de Jean-Pierre Rousselle (photo Nord Eclair)

la dernière apparition publique de Jean-Pierre Rousselle (photo Nord Eclair)

Alors oui, mon coeur se serrait un peu chaque fois que j’ai entendu un « Ça fait tout drôle ce bureau sans Jean-Pierre »; ou un trentenaire me dire « Monsieur, c’est la première fois que je viens voter sans Jean-Pierre » (il faut croire d’ailleurs que beaucoup l’appelaient Jean-Pierre, ce qui ne m’étonne guère…). Il fallait être aujourd’hui au bureau 112 pour mesurer l’attachement que cet homme avait su créer. Evidemment, je mesure aussi l’honneur qui m’est fait de prendre sa place et sa présidence, et j’espère modestement réussir à lui succéder…

L’autre évidence de cette journée, c’était la mobilisation; et effectivement la participation finale a été de 39,5%, près de 4 points au dessus de la ville; où la participation a monté de 7 points par rapport à 2010. Ainsi, j’ai entendu des remarques comme « J’avais perdu l’habitude de voter, mais là… » , ou un autre électeur qui ne savait pas où il devait voter et qui avait fait 3 bureaux de vote avant d’arriver au 112, visiblement soulagé !

Non je n'ai pas vu une si vieille carte d'électeur ;)!

Non je n’ai pas vu une si vieille carte d’électeur ;)!

Les cartes d’électeur parlent aussi, et j’ai tamponné pour la première fois la carte de cette grand mère de 83 ans pourtant émise en 1997 ! Comme le notait au détour d’une discussion Florence Aubenas ce soir au Métropole, venue prendre la température du 2ème tour à Roubaix, « ça ne veut rien dire sur la raison pour laquelle les électeurs sont venus voter », en effet…

Et puis, aller voter c’est aussi un acte familial et intime; c’était plaisant de voir cette mère de famille essayer de voir si ses enfants étaient tous venus voter pour relancer ceux qui ne s’étaient pas encore déplacés; ou touchant de voir Mohand et Andrée, ce couple mixte des années 60, maintenant largement septuagénaire, venir voter ensemble…

Alors pour conclure, encore une citation en forme d’hommage entendue hier : « Oui, y’a du monde qui vote aujourd’hui, mais y’en a un qui nous manque, c’est Monsieur Rousselle; on lui rend aussi hommage en étant là ». Il n’aurait pas plus imaginer de plus bel hommage en effet je crois…

 

 

Vive Miss Roubaix Métropole 2016 !

Depuis plus d’un an, j’ai croisé à de très nombreuses reprises Miss Roubaix Métropole et ses dauphines dans de nombreuses occasions culturelles, festives ou protocolaires de la Ville de Roubaix. C’est toujours un moment de charme, de bonne humeur et de sympathie que d’être pris en photo avec elles; et immanquablement je me retrouve sur la page Facebook de Miss Roubaix, ce qui me vaut toujours quelques commentaires amusés et sympathiques.
L'affiche de l'édition 2016, avec une photo signée Pierre Magne

L’affiche de l’édition 2016, avec une photo signée Pierre Magne

Il était donc normal qu’aujourd’hui ce soit mon tour de venir à ce grand moment annuel que constitue l’élection de Miss Roubaix Métropole 2016, et de témoigner de ma joie de participer à cette grande fête, et donc de leur délivrer quelques messages.
Tout d’abord, je voudrais leur signaler ce que le nom même de « Miss Roubaix Métropole » implique. Oui, pendant un an, une de ces jeunes filles va représenter notre ville; son image sera associée à celle de la ville dont je suis élu, et pour reprendre les termes du règlement du concours, elle devra « se comporter en toutes circonstances avec grâce, élégance et dignité ». C’est à la fois un honneur, une chance mais aussi une responsabilité importante.
Je me félicite d’ailleurs de voir que le concours « Miss Roubaix Métropole » mérite bien son nom, et que si bien sûr des candidates viennent de Roubaix, elles viennent aussi de Leers, de Lille, de Tourcoing, de Hem, de Wattrelos, de Villeneuve d’Ascq, de St André lez Lille, de Marquette, ou encore de Mons en Baroeul.

S’il fallait une preuve supplémentaire du rayonnement et de l’attractivité de notre ville, je pense que ce concours est là pour nous la fournir. L’attractivité ce n’est pas qu’avoir le 1er musée de province, le plus grand théâtre au Nord de Paris ou un Centre Chorégraphique National, c’est aussi donner envie à toutes les jeunes filles d’une région de participer à ce concours et de porter le nom, le beau nom de notre ville.
On se souvient aussi qu’après l’élection de Camille Cerf en tant que Miss France 2015, certains responsables politiques locaux s’étaient posé la question de l’intérêt d’accueillir dans leur ville la cérémonie de Miss France 2016.
C’est une question que je ne me suis pour ma part jamais posée, et j’aurais adoré que la cérémonie puisse avoir lieu au Colisée de Roubaix par exemple.
La cérémonie est maintenant prévue le 19 décembre 2016 au Zénith de Lille, le Colisée aurait de toute façon été un peu trop exigu pour accueillir la cérémonie; et je maintiens que les concours de Miss et autres concours de beauté sont des moments importants dans la vie d’une ville ou d’une communauté. Se choisir des représentants, les faire participer à la vie de la Cité, c’est aussi une manière de mettre en valeur les talents des jeunes filles de nos villes,
d’intéresser les jeunes et de distinguer les talents.
A vrai dire, cela n’est pas vraiment nouveau; et un adjoint à la culture un peu plus érudit que moi aurait pu dissserter sur Athénée de Naucratis, qui dès le 3ème siècle après Jésus Christ, écrivait déjà dans les Deipnosophistes sur les concours de beauté de la ville d’Elis, dont le 1er prix se voyait confier les vases sacrés de la déesse, et le 2ème prix l’honneur de conduire le boeuf sur l’autel du temple…
Rassurez-vous, Les temps ont bien changé depuis le 3ème siècle, et nous ne demanderons pas à la 2ème dauphine de conduire un boeuf dans la ville,
Pour conclure, je voudrais juste citer la fin du dossier de candidature du Comité MIss Roubaix Métropole, qui rappelle à toutes les candidates que « Etre Miss n’est pas un métier, c’est un concours de beauté qui porte les valeurs de beauté, d’élégance, d’humilité et d’exemplarité »
Je sais bien qu’il ne pourrait y avoir qu’une gagnante et une seule, mais si ce concours Miss Roubaix inspire de plus en plus de jeunes de nos villes à plus de beauté, d’élégance, d’humilité et d’exemplarité, il aura parfaitement rempli sa mission, et je suis sûr que les 16 candidates de ce soir sauront vous en convaincre.
je vous remercie, vous souhaite à tous une très bonne soirée, souhaite bonne chance aux 16 candidates et n’aie qu’un mot à leur dire : à bientôt dans les cérémonies roubaisiennes, et que la meilleure gagne !

 

(discours prononcé pour le lancement du Concours Miss Roubaix Métropole 2016, le samedi 21 novembre 2015, salle Watremez)
Les fans de concours de Miss retrouveront le déroulement complet de la soirée dans le Storify suivant :

Mon Top 5 de #XU 2015

Ne boudons pas notre plaisir, la première édition de #XU, alias le nouveau festival « Expériences urbaines » de la ville de Roubaix, a été une franche réussite. J’ai pour ma part particulièrement apprécié les moments suivants :

Top 5 : A2K au Colisée

Oui, ça n’était pas vraiment au programme de #XU, mais comment résister au spectacle d’un tout jeune humoriste roubaisien en première partie du show d’Arnaud Ducret ?

A2K et Arnaud Ducret

A2K et Arnaud Ducret

A2K m’a impressionné par son aisance, son contact avec la salle, cette manière d’aller à la rencontre du public, le tout sur des sujets pas forcément simples, avec lesquels il est allé cherché les rires …Chapeau Akim !

 

Top 4 : Le village de fresques et de danse de la Grand Place

Il y avait ce week-end une vraie ambiance de fête sur la Grand Place; les graffeurs s’en donnaient à coeur joie sur les immenses panneaux dressés pour eux, les danseurs s’enchaînaient dans les battles ou les spectacles sur la scène; bref il y avait une énergie positive typiquement roubaisienne comme on aimerait en avoir encore plus souvent !

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Top 3 : le « soul train » du Bal Waacking au Gymnase

Ah, si on m’avait dit que Princesse Madoki réussirait à me faire passer au milieu d’un « soul train », comme aux plus grandes heures de la danse à Harlem dans les années 70…Et pourtant elle y est arrivée; et on a particulièrement apprécié le mélange des publics au Gymnase, qui faisait plaisir à voir !

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Top 2 : les baskets customisées du Grand Bassin

L’idée est simple et brillante : achetez un lot de baskets blanches, et demandes à des artistes de les customiser ! Le résultat est juste bluffant, jugez-en vous mêmes…Merci aux artistes du Grand Bassin, et à Loïc Trinel et Sébastien Prisset pour l’idée et l’organisation.

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Top 1 : JonOne superstar

JonOne en couverture de Nord Eclair, Jonone sur la scène avec le maire à l’inauguration, Jonone en dédicace, mais surtout Jonone devant l’immense volet métallique de la rue de l’Hospice, qui est maintenant totalement métamorphosé…

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Jonone à l'oeuvre...

 

Merci à Jonone d’avoir été en quelque sorte le parrain officieux de cette première édition, merci à Mikostic qui l’a convaincu de venir nous rendre visite, et à très bientôt on espère…

Et bien sûr j’en oublie tant d’autres, comme la fresque de Des Friches et Des Lettres sur le parking de la Cave aux Poètes, les rappers de Detroit, les percussions de l’ARA, la conférence de hip hop… Une seule conclusions : rendez-vous l’année prochaine pour #XU 2016 🙂