Archives de catégorie : Journal du mandat

Retour sur les bancs de l’école Montaigne…

Non non je ne retourne pas en cours, mais il m’arrive d’aller en salle de classe pour certaines occasions particulières.

Vous avez bien compris en lisant ce blog que je ne suis pas adjoint à l’éducation, c’est ma collègue Esther Afane Kimbaloula qui a cette lourde et passionnante tâche. Pourtant, j’ai récemment eu la possibilité d’aller présenter ma fonction auprès d’une classe de l’école Montaigne à Roubaix car je me suis proposé pour parrainer un projet de classe citoyenne, ici développé par l’institutrice de CM2 avec ses élèves.

Cet exercice n’est pas un de ceux dont j’ai l’habitude mais il fut très agréable à effectuer. Les questions des enfants peuvent parfois être désarmantes de fraicheur et de simplicité, cela est parfois tellement évident pour nous que l’on doit réfléchir avant de se rappeler de la réponse !

Visite école Montaigne

Réponse aux nombreuses questions des élèves

Plaisant et détendu sur la forme, ces échanges furent plus sérieux sur le fond. En signifiant dès leur plus jeune âge, l’importance de la vie politique locale dans leur vie, les enfants intègrent mieux les enjeux liés à l’actualité, la politique et disposeront d’armes et de connaissances plus qu’utiles dans leur futur.

Visite école Montaigne 2

La maîtresse veille sur ses élèves

C’est également un moyen pour eux de voir le travail, qu’ils mènent tout au long de l’année autour de la mémoire et de la citoyenneté, être récompensé.

Comme conclusion, je vous propose une petite compilation des questions les plus drôles, intéressantes et inattendues :

« Que se passe-t-il si le maire est en retard ? Est-ce qu’il peut se faire virer ? »

« Peut-on être maire et président en même temps ? »

« Qu’est-ce qui se passe si vous êtes en retard ? »

(La ponctualité est visiblement importante, et c’est très bien ainsi!)

 

NB : l’école primaire Montaigne dispose d’un club de mini-reporters racontant leurs aventures dans un WordPress, ce sont eux qui ont récemment interviewé le maire notamment, allez faire un petit tour, ça vous changera de mes habituels posts 😉

Nuit de la jeunesse 2015 : les jeunes de #Roubaix au top !

Encore une fois les jeunes de Roubaix ont réussi à nous étonner !

C’était hier soir la 3ème Nuit de la Jeunesse, organisée par le Conseil Jeunes de Roubaix, et c’était encore un plaisir de partager leur enthousiasme, leur motivation, et surtout de mettre en avant de nouveaux talents de la jeunesse roubaisienne. Et, tout comme l’an dernier, ils en ont trouvé, et pas des moindres !

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Ainsi, entre sportifs (l’impressionnant lutteur de MMA Mohammed Sayah, le boxeur Maidin Elgarni, les joueurs de futsal…), créateurs de mode avec la maison Rhoots Culture, associatifs comme Youri Bergoug et l’OFCI, ou encore acteurs maintenant bien connus de la web série « On dit souvent », la concentration de talents et de qualité des jeunes de notre ville impressionne toujours autant et, si besoin était, ils sont là pour nous donner confiance dans l’avenir !

Entre le spectacle de l’humoriste Kevin Razy, le soutien financier aux actions du Centre social Basse Masure et les rappels sur le « Passeport pour la majorité », la soirée était particulièrement bien composée, l’animation d’Aziz au top (comme d’hab j’ai envie de dire), et on aurait envie de leur confier les clés de quelque chose de plus important 😉

« Tant de raisons de croire en Roubaix » écrivais-je l’an dernier au sujet de cette même Nuit de la Jeunesse; cette édition 2015 est une belle confirmation que notre ville, grâce à eux, a l’avenir devant elle. Charge à nous de les aider à y arriver.

 

Parce que « La Grand’Plage » sera bien plus qu’une médiathèque à Roubaix…

Nous voulions garder le nom secret jusqu’à la réouverture de l’équipement, malheureusement l’information a fuité aujourd’hui dans la presse, je confirme donc que la médiathèque de Roubaix aura donc, comme dit Nord Eclair « un vrai nom » et s’appellera à partir du mois de septembre « La Grand’ Plage ».

Le futur rez-de-chaussée de La Grand'Plage

Le futur rez-de-chaussée de La Grand’Plage

Pourquoi ce nom a priori surprenant ?

Parce que nous voulions signifier que 35 ans après son ouverture, le lieu allait radicalement changer dans sa disposition (l’implantation sera très largement revue), dans ses usages (introduction du libre emprunt et restitution des documents grâce à la technologie RFID), dans ses horaires d’ouverture…

Parce que nous voulions changer le nom aussi pour bien montrer que la vocation du lieu était bien plus large que celle d’un endroit de prêt de documents : aussi un lieu de programmation culturelle, de rencontre, de convivialité, de découverte, de restauration, de concert, de soutien scolaire, et bien d’autres choses encore. Bref, un équipement culturel à part entière, et quel meilleur moyen de le dire qu’en le dotant d’un nom spécifique ?

Parce que tout cela est l’aboutissement d’une démarche de large consultation menée l’été dernier, que je décrivais en toute transparence dans un post du 5 juillet, « Et si on trouvait ensemble un nouveau nom à la médiathèque de Roubaix » ? Des ateliers ont associé des usagers, des employés de la médiathèque, des acteurs de la culture et du monde du livre de Roubaix, des services municipaux; ils ont réfléchi ensemble aux valeurs de la médiathèque, à ce qu’elle voulait dire et défendre; ils ont brainstormé sur quantités de noms possibles; et qu’au terme de cette démarche de co-construction, c’est ce nom de  » La Grand’Plage » qui a remporté les suffrages du comité de sélection. Je précise que ce comité était constitué de la directrice de la Médiathèque, du directeur de la Culture de la Ville, du directeur de la Communication, et des 2 élus en charge du dossier, Véronique Lenglet et moi-même.

Un changement bientôt à prévoir sur la façade...

Un changement bientôt à prévoir sur la façade…

Parce que « La Grand’Plage » n’a rien à voir avec une médiathèque, et alors ? Clio n’a rien à voir avec une voiture, La rose des vents n’a rien à voir avec une scène nationale de théâtre, Amazon n’a rien à voir avec le commerce en ligne, qui s’en soucie ? C’est même justement l’absence de référence directe à l’univers du livre qui nous a parue pouvoir offrir plus de sens, plus de force, plus de d’imaginaire au nom.

Parce que, effectivement, ce qui nous plaisait dans ce nom, c’était les valeurs et les références qu’on pouvait lui associer : les loisirs, la détente, la famille, le soleil, la liberté, l’espace, la convivialité. Cerise sur le gâteau, on pouvait aussi filer la métaphore de lieux déjà bien connus de la ville : la Piscine (tiens, personne ne s’étonne plus que notre musée s’appelle la Piscine…), le Grand Bassin, le Vestiaire, et bien sûr la proximité physique et phonétique de la Grand’Place, cela permettait d’inscrire la Grand Plage dans un ensemble de noms déjà existants, et de souligner encore l’appartenance de la médiathèque au réseau d’équipements culturels de la ville.

Au final, la Grand’Plage sera donc un lieu de lecture publique et de démocratisation culturelle largement rénové, en phase avec son temps, en harmonie avec les usages et les souhaits des roubaisiens, une référence nationale (la Bibliothèque Numérique de Roubaix fait partie des 10 bibliothèques numériques labellisées par le Ministère de la Culture); il fallait bien un nouveau nom décalé, original et sympathique pour dire tout ça 🙂

Non, la salle de lecture de "La Grand'Plage" ne ressemblera pas à ça, mais l'esprit est là...

Non, la salle de lecture de « La Grand’Plage » ne ressemblera pas à ça, mais l’esprit est là…(photo Ouest France)

Affiches du Ch’ti : de la responsabilité sociale des étudiants…

Comme je l’avais annoncé ce week-end, j’ai reçu dès ce matin Julie Orsini, la présidente de l’Association Le Ch’ti, pour débriefer avec elle de la regrettable affaire des panneaux électoraux de la Grand Place de Roubaix, recouverts jeudi soir par des affiches annonçant la sortie du Ch’ti.

avec Julie Orsini, la présidente de l'Association Le Ch'ti

avec Julie Orsini, la présidente de l’Association Le Ch’ti

Je lui ai bien évidemment rappelé l’importance de respecter ces espaces d’expression politique, qui plus est en plein cœur d’une campagne électorale. Je lui ai surtout dit que beaucoup de roubaisiens m’avaient fait part de leur incompréhension devant ce geste, n’arrivant pas à comprendre comment des étudiants de l’Edhec avait pu ne pas se rendre compte de la gravité de leur geste.

Julie Orsini m’a assuré d’une part que, dès le lendemain vendredi, les affiches en question avaient été décollées, et que les étudiants avaient proposé leur service aux candidats pour recoller les affiches qu’ils avaient recouvertes. Et effectivement, ce lundi matin les affiches du Ch’ti avaient bien disparu (et de nouvelles affiches politiques ont été recollées depuis).

Les panneaux électoraux en question le lundi 16 matin.

Les panneaux électoraux en question le lundi 16 matin.

Sur le fond, elle a bien volontiers reconnu que c’était une erreur flagrante, une vraie bêtise de la part des étudiants qui n’avaient pas respecté les consignes qui avaient été données.

Pour ma part, je lui ai fait remarquer que le dynamisme de l’association, le professionnalisme de son action et l’action caritative qu’elle soutenait (l’an dernier, le Ch’ti a pu faire un don de plus de 20 000 euros au Secours Populaire) n’excusaient pas tout, et que le moins qu’on pouvait attendre des étudiants du Ch’ti, c’est qu’ils aient suffisamment d’instruction civique pour se rendre compte de l’importance du respect des panneaux électoraux. Il en va de la responsabilité sociale des étudiants d’une ville; et parmi les 10000 étudiants que compte Roubaix, ceux de l’Edhec comme des autres établissements se doivent d’en être conscients et d’agir en conséquence.

Pour ma part, je resterai vigilant sur ce sujet, mais étant la rapidité de la réaction et la réelle prise de conscience de l’association Ch’ti, je considère que l’affaire est close.

 

Késako la CLETC…?

La vie politique est aussi faite de ces instances mystérieuses, de ces sigles incompréhensibles, de ces procédures improbables, de ces commissions apparemment feutrées et techniques mais dont on découvre un jour l’importance cruciale.
Les bâtiments du siège de Lille Métropole (photo LM)

Késako  Les bâtiments du siège de Lille Métropole (photo LM)

La CLETC de Lille Métropole vient de connaître sa séance d’installation cette semaine. De quoi s’agit-il? De la Commission Locale d’Evaluation des Transferts de Charges. Eh oui, le sigle même en dit peu sur le rôle réelle de cette commission.
Pourquoi des transferts de charges ? Tout simplement parce que, à l’initiative de l’état et notamment de la loi « Mapam » récemment votée, Lille Métropole va bientôt se doter de nouvelles compétences qui étaient auparavant exercées par les communes. Parmi les premières, l’énergie, la politique de la ville, ou le tourisme. On voit tout de suite qu’il ne s’agit pas de sujets anodins, mais de sujets qui sont au cœur de la vie quotidienne, avec des enjeux financiers ou immatériels colossaux.
Qui dit transfert de compétences, dit qu’il faut soit transférer les agents qui s’en occupent; ou embaucher de nouveaux agents pour s’en occuper. Et aussi transférer les ressources qui permettent de financer ces compétences, c’est à dire isoler dans le budget des villes ce qui correspondaient à ces activités, et le transférer à la métropole. On imagine bien les débats lourds de conséquences que ces transferts peuvent entraîner, mais aussi l’aspect technique de ces débats.
La liste des membres du bureau de la CLETC

La liste des membres du bureau de la CLETC

J’ai été désigné par la ville de Roubaix comme un de ses représentants à la CLETC; et mercredi lors de la séance d’inauguration ma nomination au bureau de cette commission a été validée. Le bureau, composé de 15 membres, est l’instance intermédiaire qui prépare les dossiers qui seront votés par la commission plénière. A ce titre, je serai donc au cœur des discussions de cette instance; et pourrai ainsi faire valoir l’intérêt de Roubaix dans ces transferts, tout en défendant les règles de la communauté.
Ce rôle sera d’autant plus important que les transferts de compétence prévus seront significatifs pour Roubaix, et dès 2015 avec la compétence tourisme. Ce rôle obscur de la CLETC, c’est aussi une garantie pour Roubaix que ces transferts se feront dans le respect de son intérêt…

 

Un bel élan pour la Piscine…

Cette semaine, le Cercle des Mécènes de la Piscine a organisé une conférence de presse (cf ici le communiqué de la ville), et ici l’article de Nord Eclair ) à laquelle il tenait beaucoup, pour annoncer fièrement qu’il avait rempli la mission qu’il s ‘était fixée. Cette mission, c’était réunir la somme de 400 k€ pour financer la salle de l’histoire de Roubaix dans la future extension du musée.

C’était un plaisir de voir à quel point les mécènes se sont engagés dans ce financement, de voir leur réel attachement au musée, et de constater la motivation dont ils ont témoigné. Il faut l’avouer, les mécènes de la Piscine sont eux aussi un peu à part; les dons qu’ils font ont un réel sens, lourd et profond; qui plonge ses racines dans l’histoire des entreprises locales et leur lien souvent organique avec Roubaix. L’histoire du musée, c’est aussi l’histoire de ces riches industriels qui ont commencé à collectionner des œuvres d’art; les mécènes d’aujourd’hui ne font finalement qu’entretenir – et de belle manière !  – une tradition centenaire.
Mais surtout, les Mécènes ont cette vivacité, cette vigueur et cette liberté de ton, qui se traduit par cette conférence de presse autonome, de nous rappeler que EUX ont fait leur part du contrat, et de nous interpeller pour savoir si les autres parties prenantes du musée ont fait ou feront la leur. Il s’agit bien de savoir si, in fine, l’agrandissement du musée qu’ils appellent de leurs vœux aura lieu, et si oui ou non il pourra trouver les financements nécessaires.
Conférence de presse à l'Auditorium de la Piscine (photo Ludovic Maillard pour Nord Eclair)

Conférence de presse à l’Auditorium de la Piscine (photo Ludovic Maillard pour Nord Eclair)

C’est pourquoi aujourd’hui, je veux leur dire que la ville de Roubaix a fait de cet agrandissement l’objectif n°1 du mandat en terme de politique culturelle. Je l’ai dit dans la presse locale cette semaine, la Piscine, c’est un peu la Tour Eiffel de Roubaix, un équipement d’une attractivité énorme; et quand on a un tel équipement sur son territoire, la priorité c’est de lui permettre d’augmenter encore cette attractivité pour qu’il rayonne encore plus.
Depuis plusieurs mois, ma priorité est de nouer les contacts nécessaires, de mettre en avant les atouts de la Piscine, d’en souligner les énormes réussites (l’expo Camille Claudel est un réel carton!), d’expliquer en quoi le projet d’agrandissement n’est pas un luxe ou une lubie mais une impérieuse nécessité, et surtout de démontrer que ce musée a une telle aura qu’il ne peut se cantonner au strict niveau municipal qui est le sien, mais qu’il est plus que légitime que la Métropole, le Département et la Région appuient son développement. Car il faut aussi être clair, comme Guillaume Delbar l’a annoncé récemment dans Dailynord, la ville de Roubaix n’a pas les moyens de financer seule cet agrandissement, et souhaite être épaulée dans ce projet par les autres acteurs publics de la région.
Je remercie donc les Mécènes de nous montrer le chemin, de nous rappeler qu’ils ont eux-mêmes un engagement fort pour ce projet, et j’ai bon espoir, dans les mois qui viennent, de leur annoncer qu’ils seront rejoints dans leur effort par les collectivités territoriales de la région…

Radat Laamari, fou de photographie

L’Espace Ville Patrimoine de la Ville de Roubaix accueille depuis hier, vendredi 28 novembre, l’exposition « Visions nocturnes » du photographe Radat Laamari, organisée par le B.A.R.

C’est avec grand plaisir que j’ai inauguré cette exposition au nom de la ville et du Maire, voici les quelques mots que j’ai prononcés à cette occasion, teintés de l’émotion de connaître personnellement l’artiste : 

La Gare de Roubaix

La Gare de Roubaix

Radat , chien fou, fou de photographie, fou de sa ville.

Radat, observateur attentif et avisé, capable d’attendre des heures pour prendre le bon cliché.

Radat, habitué des heures du petit matin, par manque de sommeil, par envie de rester debout, par besoin d’aller travailler.

Il fallait bien qu’un jour tout cela se téléscope.

Il ne savait pas que c’était impossible de devenir photographe quand on déballe des produits sur les marchés, alors il l’a fait.

Oui, on peut être père de famille, avoir 3 enfants, et tout faire pour vivre de sa passion. Louer un studio photo, faire feu de tout bois, pour qu’un jour, si possible vite, l’étincelle prenne.

Aujourd’hui, l’étincelle nous donne déjà à voir cette magnifique exposition, “Visions nocturnes”.

Le restaurant du Parc Barbieux

Le restaurant du Parc Barbieux

 

A quoi sert un dîner officiel ?

Cette semaine, Roubaix accueillait le Séminaire annuel des Archives Nationales, pendant 3 jours. A l’initiative du directeur des Archives Nationales du Monde du Travail, la fine fleur des archivistes français se sont réunis dans notre ville, pour réfléchir notamment à la place de la photographie dans les archives, et autres thèmes d’actualité.

Le fronton des Archives Nationales

Le fronton des Archives Nationales

Le mercredi soir, un dîner officiel était organisé à la Mairie, j’ai eu l’honneur de représenter la ville en l’absence du Maire, et en compagnie de Véronique Lenglet, la conseillère déléguée au Patrimoine.

L’occasion peut-être d’expliquer que ces dîners officiels, sous une apparence un peu désuète, ont une vraie utilité et sont indispensables au rayonnement de la ville.

Les archivistes dans le Hall d'Honneur de l'Hôtel de Ville de Roubaix (photo Maxime Sabine)

Les archivistes dans le Hall d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Roubaix (photo Maxime Sabine)

Tout d’abord, c’est bien la moindre des choses que de recevoir à l’hôtel de ville, qui est la maison de tous les roubaisiens, ces congressistes venus de toute la France et qui ont choisi Roubaix pour se réunir – pour la 1ère fois depuis 1993, l’ouverture des Archives Nationales du Monde du Travail (je précise que le dîner faisait partie de l’organisation du séminaire et n’a pas été pris en charge par la ville). Certes, Roubaix ne peut pas rivaliser avec Lille en termes d’accueil de congrès, nos infrastructures ne sont pas suffisantes; mais ce séminaire a quand même conduit 160 personnes à loger à Roubaix, manger, visiter et découvrir la ville.

D’autre part, c’est aussi la tradition républicaine que ces archivistes, qui sont une des départements du ministère de la culture, soient reçus par la ville. C’est l’Etat en quelque sorte qui venait à Roubaix…

Le nouveau bâtiment des Archives Nationales à Pierrefitte (photo Archiguide)

Le nouveau bâtiment des Archives Nationales à Pierrefitte (photo Archiguide)

Mais aussi – et surtout ? – , ce sont des moments privilégiés pour découvrir des interlocuteurs de haut niveau, échanger avec eux, et ainsi faire valoir la cause de la ville. Ainsi, le Préfet à l’Egalité des Chances, Kléber Ahroul, a pu se familiariser avec certaines des problématiques de la ville en échangeant avec ses acteurs. Ainsi, j’ai pu souligner à quel point Roubaix était attachée à la présence des Archives du Monde du Travail et à leur nouveau souci de participer à la vie culturelle de la ville, et c’est avec grand plaisir que j’ai entendu Hervé Lemoine, le directeur des Archives de France, annoncer que le Ministère débloquerait les fonds nécessaires dans les années qui viennent à la rénovation et au réaménagement du bâtiment. Ainsi, Esther de Climmer, qui chapeaute les archives à la Mairie, a pu mettre en avant les points forts de la ville dans différents sujets; c’est souvent dans ce genre de circonstances que des projets naissent, des contacts utiles sont noués.

Merci donc aux archivistes d’être venus, nous espérons les revoir dans moins de 20 ans !

Les 10 ans de la Condition Publique, lieu de tous les possibles

Déjà 10 ans de Condition Publique à Roubaix, mais peut-être devrais-je plutôt dire déjà 112 ans de Condition Publique à Roubaix. Car combien de lieux culturels en France peuvent se targuer d’être dans des murs qui ont déjà connu tant d’activités diverses ?

Le lieu de tous les possibles dans la ville de tous les possibles

La Condition Publique, c’est le lieu de toutes les métamorphoses, c’est le lieu de tous les possibles, et la manufacture culturelle que nous connaissons et que nous célébrons aujourd’hui n’est que le dernier avatar d’une longue histoire – gageons que cette histoire continuera encore longtemps sous bien d’autres formes, car c’est le propre de tous les lieux qui ont une âme.

Les moutons des bergers urbains de Ciclamen dans la rue couverte de la Condition Publique !

Les moutons des bergers urbains de Ciclamen dans la rue couverte de la Condition Publique !

C’est le lieu de tous les possibles dans la ville de tous les possibles, car qui aurait cru qu’un petit bourg rural deviendrait la capitale mondiale de la laine, le siège d’une exposition universelle, la capitale de la vente à distance, et aujourd’hui l’hôte du leader mondial européen de l’hébergement ?

Et le projet de la Condition Publique, c’est d’abord un lieu exceptionnel, un élément clé de l’histoire de l’industrie à Roubaix : la laine, le coton et la soie y ont été contrôlés, stockés et conditionnés de 1902 à 1972. Autant dire que, depuis sa naissance, elle est au coeur même de ce qui fait la spécificité et la grandeur de Roubaix, et on pourrait même dire que la manufacture culturelle d’aujourd’hui continue à remplir pleinement cette vocation d’être au coeur de la spécificité roubaisienne.

L'imprimante 3D à mouton des Saprophytes

L’imprimante 3D à mouton des Saprophytes

Ceux qui ont permis à ce lieu d’être ce qu’il est

Pour ce faire, la Condition publique, dans son architecture d’exception, est un lieu de toute beauté conçu par Alfred Bouvy et transformé par Patrick Bouchain pour en faire la fabrique d’art qu’on connaît, ouverte en 2004. La Condition Publique, c’est le champ des possibles, avec 10 000 m2 d’espace entièrement dédiés à la culture.

La question qui se pose depuis 10 ans, à la fois simple et grandiose, c’est bien de savoir comment habiter ce lieu, comment le faire vivre, comment continuer et amplifier cette formidable aventure artistique, qui a évolué au fil des projets des directeurs, mais qui est restée ouverte à tous les arts, un lieu d’expérimentation et de création transdisciplinaire.

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Un dessicateur original des années 50

Que cet anniversaire soit aussi pour moi l’occasion de rendre hommage aux directeurs précédents du lieu, Manu Barron et Stéphane Konopczynski, qui, chacun dans son style et avec ses propres ambitions, ont marqué l’endroit et lui ont permis d’évoluer pour devenir ce qu’il est aujourd’hui. Et bien sûr, depuis 5 ans,  la direction d’Anne-Isabelle Vignaud trace un sillon à la fois exigeant, ouvert, original et d’une grande cohérence; qui est en train de montrer dans la durée toute sa pertinence. Je voudrais aussi remercier mes prédécesseurs au poste de président, René Vandierendonck et Nathalie Olla, qui ont chacun accompagné et fait grandir le lieu et ses équipes. Que leur engagement soit ici salué et remercié.

La Condition Publique aujourd’hui

La Condition Publique, c’est un lieu pleinement intégré à la Ville, à la Métropole et à la Région, tant grâce à son rapport aux habitants (citons par exemple le festival Pile au Rendez-vous, manifestation très fréquentée par les habitants du Pile mais aussi par tous les Métropolitains) que grâce à sa programmation, puisque la Condition Publique accueille des compagnies de toute la Région.

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Ghost N°1, le « robot » d’Adrien Schweitzer

La Condition Publique, c’est aussi un espace de convivialité, un endroit où l’on peut se retrouver pour assister à un concert, mais aussi tout simplement pour prendre un verre, déjeuner au restaurant de l’Oiseau Mouche ; c’est, ce doit être un espace de vie.

La Condition Publique, c’est enfin un espace de rencontre entre économie et culture. Des labos y ont été conçus, dédiés à l’accueil d’entreprises culturelles. C’est aussi un lieu de vie où il peut y avoir une location un soir par une grande entreprise, un concert le lendemain, etc.

La Condition Publique, demain

Que sera la Condition Publique dans 10 ans, quand nous nous retrouverons pour son 20ème ou 122ème anniversaire ? Bien malin qui pourrait le dire, mais  c’est un lieu qui a su, comme la ville qui l’accueille, évoluer, en fonction des propositions du moment, des projets artistiques, des créations accueillies, des expériences qui y sont menées.

Skip the use, en répétitions dans la grande salle de concert

Skip the use, en répétitions dans la grande salle de concert

C’est pour l’ensemble de ces raisons que j’ai souhaité prendre la présidence de ce magnifique équipement. Ce lieu si atypique, retrace par son ancrage l’histoire de la ville et la spécificité de Roubaix. Je veillerai à ce qu’elle reste un lieu ouvert à la création et en constante évolution, vibrant d’énergie, de mondes, de propositions originales, à l’unisson d’une ville profondément originale, de ses habitants, de ses entreprises, de ses désagréments mais aussi de ses grandeurs. Je m’inscris ainsi dans la droite ligne de mes prédécesseurs avec comme seule ambition qu’elle demeure un joyau culturel de notre métropole.

Je souhaite donc encore un bon anniversaire à la Condition Publique  et lui souhaite de continuer à nous  faire longtemps vibrer comme durant sa première décennie.

(discours tenu à la Condition Publique le mardi 7 octobre 2014).

(les photos sont celles des différentes expositions et animations proposées pour ce 10ème anniversaire)

 

Roubaix dit « Welcome » à ses 10 000 étudiants !

 

Jeudi dernier, le 25 septembre, c’était l’édition 2014 de la soirée « Welcome » de la ville à tous les nouveaux étudiants de Roubaix. PIerre Pick, le conseiller municipal délégué à la vie étudiante et moi-même avons accueilli des centaines de jeunes autour d’un verre en Mairie, après avoir quelques jours auparavant réuni tous les chefs d’établissement d’enseignement supérieur pour une réunion de rentrée et de rencontre avec la nouvelle équipe municipale, à L’ENPJJ.

Pour la première fois, cette soirée « Welcome » avait lieu en mairie centrale , dans la salle Pierre de Roubaix, et elle a été un franc succès. Autour des stands des services municipaux, des associations et de partenaires divers, les étudiants sont venus en masse se renseigner, découvrir ce que la ville avait à offrir, mais aussi assister à des intermèdes très sympathiques de Parkour 59, des vents du Conservatoire, ou des comédiens de l’Oiseau Mouche, bref une belle palette de ce que Roubaix peut proposer.

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L’occcasion aussi de rappeler qu’avec 10000 étudiants, Roubaix est la 2ème ville étudiante du Nord Pas de Calais; et est ravie de l’être ! Si le logement étudiant est clairement sous-dimensionné et oblige nombre d’entre eux à habiter ailleurs, la situation s’améliore petit à petit, les mois prochains verront l’ouverture d’une nouvelle résidence Grand Rue (l’ancien magasin Excédence), puis en 2016 la nouvelle résidence du Crous au Campus Gare.

Mais surtout, Roubaix veut faire plus et mieux avec ses étudiants; en adaptant progressivement ses rues, ses commerces, ses animations; en les intégrant au fur et à mesure dans la vie de la ville, par exemple en continuant sur la lancée du succès des « Roubaix World Café », qui sont devenus en quelques mois un incontournable.

Nous leur souhaitons à tous de longues et fructueuses études à Roubaix !